Eddy Mitchell, de retour avec son big band, au Palais des Sports

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/03/2016 à 15H32, publié le 16/03/2016 à 15H16
Eddy Mitchell au Palais des Sports de Paris (15 mars 2016)

Eddy Mitchell au Palais des Sports de Paris (15 mars 2016)

© François Guillot / AFP

Ses adieux en 2011 n'étaient qu'un au revoir : Eddy Mitchell s'offre le Palais des Sports jusqu'au 3 avril accompagné d'un big band de 21 musiciens, instruments et choristes, pour revisiter ses tubes et rendre hommage à ses idoles, de Frank Sinatra à Otis Redding. Le premier concert avait lieu mardi.

"Je n'ai jamais dit que je ne referais pas de scène, j'ai dit que je ne referais pas de tournée !", a confié il y a quelques mois "Monsieur Eddy", qui a publié en octobre son 36e album studio de dix titres inédits et deux reprises, deux ans après son précédent opus.
              
L'an dernier, Eddy Mitchell refusant l'idée de devenir un "papy du rock", était déjà sorti de sa retraite pour remonter sur scène à Bercy pour six concerts avec les "Vieilles canailles", ses "potes" Jacques Dutronc et Johnny  Hallyday.
 
Cette fois-ci, le "Grand Schmoll", 73 ans, qui a sorti son premier disque en 1961 avec "Les Chaussettes noires" sous la houlette d'Eddie Barclay, est de retour pour plus de deux heures sans entracte, en version crooneur, costume noir, chemise blanche et barbe courte.
Eddy Mitchell, "Il faut vivre vite", extrait de "Big Band"


Une revue de 55 ans de tubes

Sur scène, un big band à ses initiales de douze cuivres endiablés, un piano à queue, une batterie, deux guitares et quatre choristes pour passer en revue 55 ans de carrière avec des tubes à la pelle ("Le Cimetière des éléphants",  "Pas de Boogie Woogie", "Couleur menthe à l'eau", le poignant "M'man"...) et  aussi de nouveaux titres ancrés dans l'actualité comme "Je n'ai pas d'amis", à propos des réseaux sociaux.
 
"Ça me fait vraiment plaisir de vous retrouver ! Est-ce réciproque ?",  lance-t-il, un brin cabot, après la deuxième chanson, déclenchant une première ovation.
Eddy Mitchell, "Il faut vivre vite", extrait de "Big Band"


Le 1er avril en direct dans 150 salles de cinéma

"Il n'y aura pas d'effets spéciaux", prévient-il. "Mon ami Johnny m'a bien proposé de me prêter sa tête de mort (NDLR : décor principal de la tournée du rockeur), mais il l'avait déjà installée dans son jardin de Los Angeles pour effrayer les oiseaux !"
 
Jazz, rythm'n blues, rock classieux... : Eddy Mitchell célèbre en souvenirs et en chansons tous ses héros comme Ray Charles, Chuck Berry, James Brown, Elvis Presley, Nat King Cole, The Platters... En écho, des solos savoureux de saxophone.
 
Pour la première fois, Eddy Mitchell s'invitera le 1er avril dans 150 salles de cinéma, en France, en Suisse et en Belgique, en direct par satellite depuis le Palais des Sports.