Bertrand Cantat porte plainte contre l'ex-compagnon de Krisztina Rady

Par @Culturebox
Publié le 06/11/2013 à 08H26
Bertrand Cantat aux Eurockéeennes 2012 

Bertrand Cantat aux Eurockéeennes 2012 

© SEBASTIEN BOZON/AFP

Bertrand Cantat a déposé plainte mardi pour diffamation contre un ex-compagnon de sa femme Krisztina Rady, qui l'avait accusé de "terreur psychologique" et suggéré qu'il portait une responsabilité dans le suicide de cette femme en 2010, a annoncé l'avocat du chanteur.

Dans une interview à VSD parue le 22 août, François Saubadu s'était dit "prêt à porter plainte" pour "rechercher la vérité". "Je peux attester de la terreur psychologique que Bertrand Cantat exerçait sur Krisztina", ajoutait-il, décrivant un "grand manipulateur, capable d'accès de violence et doté d'une force inouïe". Il relatait aussi des épisodes de violence et s'interrogeait sur les véritables causes du suicide de son ancienne amie.

Krisztina Rady s'est suicidée en janvier 2010 au domicile conjugal à Bordeaux. L'ancien leader de Noir Désir, alors sorti de prison depuis deux ans après le meurtre de l'actrice Marie Trintignant en 2003, a été mis hors de cause par la justice.

"Monsieur Bertrand Cantat a saisi ce jour le doyen des juges d'instruction de Paris d'une plainte en diffamation", a annoncé dans un communiqué l'avocat du chanteur, Me Aurélien Hamelle. La plainte vise M. Saubadu, le directeur de la publication de VSD, Rolf Heinz, et l'auteure de l'article. "Cette plainte a été déposée conjointement à celle déposée par les parents de Madame Krisztina Rady à raison du même article" de VSD, a ajouté l'avocat.

Lorsque VSD avait diffusé cette interview, une avocate parisienne spécialisée dans les violences conjugales, Me Yaël Mellul, menait déjà campagne, seule, pour que le chanteur soit poursuivi et que soit reconnu un "suicide forcé" par des violences psychologiques. Elle avait lancé cette campagne contre l'avis des propres parents de Mme Rady.

M. Saubadu avait mandaté Me Mellul pour ses démarches judiciaires, mais après des dissensions, ils ont mis fin à la mission de conseil qui les liait. Entendu jeudi dernier comme témoin à la PJ de Bordeaux, M. Saubadu n'a pas porté plainte.