Refoulé par le Canada, Joey Starr n'ira pas aux FrancoFolies de Montréal

Par @Culturebox
Publié le 18/06/2015 à 17H41
Joey Starr en octobre 2014.

Joey Starr en octobre 2014.

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le rappeur français Joey Starr a été refoulé par la douane canadienne à son arrivée à Montréal et ne pourra donc pas se produire jeudi sur la scène des FrancoFolies, a-t-on appris auprès des organisateurs du festival de musique.

"En arrivant (mercredi soir), malheureusement il a dû retourner en France. Il n'a pas passé les douanes", a résumé à l'AFP une porte-parole des FrancoFolies de Montréal, Elise Casavant.

Interdit de territoire canadien "pour grande criminalité"

Sur son compte Instagram, le rappeur de 47 ans a publié une photo d'un document d'immigration émis par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à son vrai nom, Didier Morville, expliquant qu'il est interdit de territoire canadien "pour grande criminalité".


Cet interdit est motivé, selon les douanes, en raison de sa culpabilité "à l'extérieur du Canada d'une infraction qui, commise au Canada, constituerait une infraction à une loi fédérale punissable d'un emprisonnement maximal d'au moins dix ans". Le rappeur a accompagné cette photo d'un commentaire ironique : "Très intéressant comme fonctionnement".

Par la suite, il a publié une autre photo à son retour à Paris montrant un avion et une voiture de police. "Maintenant c'est la police française qui s'y met", a noté Joey Starr sans plus de détails.

Grande soirée hip-hop maintenue

Pionnier du rap en France avec son groupe NTM, JoeyStarr devait se produire pour la première fois aux FrancoFolies québécoises, lors d'une grande soirée hip hop réunissant jeudi soir d'autres DJ. Le concert est maintenu mais l'organisation du festival a proposé de  rembourser les billets des plus déçus de l'absence du rappeur, a indiqué Elise Casavant.

Ce n'était pas la première fois toutefois que le rappeur devait visiter le Canada : également comédien, il s'était déjà rendu dans le pays nord-américain pour la promotion de ses films, a remarqué Elise Casavant.

Le rappeur a été condamné une dizaine de fois en France et a effectué une peine de prison pour violences. Tout début juin, un tribunal belge lui a infligé une peine de 15 jours de prison avec sursis et à 300 euros d'amende pour des "faits de rébellion et outrage envers des policiers".