Suite au succès de la première édition du Hip Hop Live en 2012, France Ô réitère l’expérience, avec un plateau d’artistes représentatif de la scène hexagonale. Ce concert événement sera diffusé sur Culturebox et France Ô le vendredi 3 janvier 2014 à 20h45 !

En avant-première, découvrez toute la semaine les extraits du Hip Hop Live !

En avant première sur Culturebox, découvrez Kerry James en concert dans le Hip Hop Live !

Kery James, de son vrai nom Alix Mathurin, est né le 28 décembre 1977 aux Abîmes, en Guadeloupe. Il y restera 7 ans avant d’être envoyé à la métropole avec sa sœur dans un pensionnat en 1985.
Leur mère arrive quelque temps plus tard en France et les récupère pour les élever elle-même. Ils logent alors dans une petite pièce d’un pavillon à Orly (94). La transition est difficile pour le jeune homme ; commence à fréquenter la rue et à y découvrir le rap, qui est un style de musique tout récent.
Il sort son premier texte à 11 ans. Texte qu’il présentera au rappeur Manu Key ; et ce dernier ne lui fera que des compliments et l’encouragera à continuer dans cette voie.
Remarqué ensuite par MC Solaar, il lui fait enregistrer son premier album « Qui sème le vent recolte le tempo » sous le nom de Kery B, qui sortira en 1991.
Vers l’âge de 13 ans, il décide de former avec 3 amis (Harry, Teddy et Selim) le groupe Ideal Junior. Et quelques festivals plus tard, ils sortent en 1992 « la Vie est Brutale ». Le groupe sera ensuite rejoint par DJ Mehdi, qui s’occupera désormais de toute la partie instrumentale.
De nombreuses tensions entre les rappeurs, mais aussi avec les producteurs auront pour conséquence le départ de certains et un nouveau nom au groupe : Ideal J. Mais ce n’est qu’avec l’album « Le Combat Continue » que le groupe connaîtra le succès, grâce à des textes très virulent qui ne passeront pas inaperçus.
Mais un évènement marquera le départ de Kery du groupe, à savoir l’assassinat d’un de ses amis d’enfance Las Montana. Il décide alors d’abandonner la musique pour se convertir à l’Islam (et prend le prénom Ali).
Convaincu par ses proches de ne pas renoncer à sa carrière musicale, il revient avec un discours radicalement changé.

Investi dans la pratique et l’étude de la religion musulmane, les textes de son premier album solo « Si c’était à Refaire », en octobre 2001, en sont librement inspirés. Ainsi, il avouera de son propre chef son attachement à se situer à contre-courant des idées véhiculées par le rap Français, très à charge vis-à-vis d’un État responsable de la situation dans les ZUP.
Les textes de rap se mêlent à des influences musicales africaines, arabes et cubaines. Il chante ses racines africaines mais, aussi, les problèmes de société comme l’argent, la violence et les valeurs morales. Dans cet album, aucun instrument à vent ou à cordes n’est présent (pour respecter les prescriptions du Coran). Il y privilégie l’emploi de percussions et d’instruments originaux pour ce style de musique comme le xylophone.
Kery James semble avoir changé et ses paroles, s’en ressentent : les excès de violence et de rébellion prônés par Ideal J font place à une réflexion et à un message plus construit. L’album connaîtra un accueil très favorable, autant par la presse que par le public, et deviendra même Disque d’or en quelques semaines.

« Kery James » est inscrit en lettres rouges sur le fronton de l’Olympia, en mars 2002, et, après avoir foulé la mythique scène, le rappeur clôt le plus grand rassemblement rap / r’n'b jamais organisé en France : Urban Peace au Stade de France, le 21 septembre 2002.
Cependant, ses choix et ses prises de positions artistiques dérangent sa maison de disques qui décide, malgré son succès, de ne pas le suivre sur son nouveau projet discographique.

C’est en 2005 qu’il sort son deuxième album solo « Ma Vérité » dans lequel il prend position contre la guerre en Irak et sur la téléréalité.
Marqué par la vague d’attentats revendiqués par des terroristes se réclamant de courants religieux musulmans, Kery James tente, à travers cet album, de rétablir l’image qu’il a de sa religion. Une partie des bénéfices de cet album est consacré à la construction de lieux dans lesquels sera dispensé un enseignement religieux débarrassé d’extrémisme, ou encore à des organismes d’aide sociale tels que Combattre et Vivre son Handicap (Gennevilliers), lié au réseau Handisport. Malgré toutes ces bonnes attentions, cet album connaît un succès mitigé.

Par la suite, l’enjeu pour Kery James est de renouer avec le succès de ses précédents albums, après l’échec de « Ma Vérité ». Il s’entoure dans cette optique de Tefa et Masta de Kilomaître pour son troisième album « A l’ombre du show-business ».
Et le succès sera au rendez-vous, et l’album deviendra même Disque de Platine.
Un an après « À l’Ombre du Show-Business », en 2009, Kery James sort son quatrième album, « Réel », contenant notamment les titres « Le Retour du Rap Français », « Je Représente », ou encore « Lettre à Mon Public ». L’album deviendra Disque de Platine en un mois.
Dans cet album, on y retrouve le morceau « Lettre à mon public » dans lequel il annonce une pause qui va durer 2 ou 3 ans, afin de s’éloigner de la France et prendre un recul qui lui semble nécessaire pour se retrouver. Le 18 décembre 2009, il donne un concert au Zénith de Paris, avec de nombreux invités de marque (Diam’s, Kool Shen, Tunisiano, Oxmo Puccino, Youssoupha, Kayna Samet, Mafia K’1 Fry…) ; le dernier avant de se retirer du rap français pour une grande période.
C’est en janvier 2012 que son retour est annoncé via un teaser mis en ligne et nommé 92.2012, ainsi qu’avec une collaboration avec Youssoupha sur « La Vie est Belle ».
Sur le plan personnel, il sort quelques mois plus tard un single intitulé « Lettre à la République » qui sera un succès immédiat (plus de 4 millions de vues sur Youtube).
Un nouvel album est programmé pour mai 2013.

Distribution

  • Date 03 janvier 2014
  • Durée 5min
  • Production Electron Libre
  • Réalisation Serge Bonafous

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