En tournée depuis septembre, le rappeur Kery James rend hommage à Mohamed Ali

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/12/2016 à 18H37, publié le 01/12/2016 à 18H19
Kery James en mars 2016.

Kery James en mars 2016.

© SADAKA EDMOND/SIPA

Commencée en septembre dernier avec la sortie de son nouvel album, "Mouhammad Alix", la tournée du rappeur Kery James a été pensée sous le signe de la boxe et de la légende de ce sport, Mohamed Ali. Interrompue le 30 novembre avec le concert du Zénith de Paris - où était présente sur scène la veuve du champion, Khalila Ali - elle reprendra dès le mois de février.

Cette tournée lancée en septembre, et baptisée "Mouhammad Alix Tour" en  référence au vrai nom du rappeur, Alix Mathurin, reprendra en février et mars avec un retour dans la capitale, à l'Olympia, les 14 et 15 mars.

Hommage en présence de la veuve de Mohamed Ali

Le rappeur guadeloupéen de 38 ans a entamé le 1er décembre au soir son concert sur un ring, représenté sur la scène du Zénith, avec le titre éponyme de son sixième  album "Mouhammad Alix" en référence explicite au boxeur mythique Mohamed Ali  (1942-2016).

Signe de son admiration pour le boxeur et son message pour les droits des noirs, la présence à ses côtés de la deuxième épouse du légendaire boxeur, Khalilah Ali. "Mon mari s'est levé pour ce en quoi il croyait, il s'est battu pour être libre et pour votre liberté. J'admire Kery James pour avoir dédié son album à mon mari Mohamed Ali X", a lancé sur scène l'ex-épouse, née Belinda Boyd.

Après cette entame pugiliste, le Guadeloupéen a enfilé dans la soirée un costume noir et blanc, autre clin d'oeil aux problématiques raciales qu'il soulève avec des titres comme "Douleur ébène" ou "Musique nègre" chantés avec notamment le rappeur Youssoupha en costume d'académicien, une épée à la main.

Projets

Converti à l'islam, Kery James rappe les tourments de l'identité française "à une époque ou il est difficile d'être musulman en France, et encore plus musulman, noir, issu des banlieues et rappeur", avait-il expliqué récemment à  l'AFP.

Celui qui clame son espoir d'un "réveil citoyen" multiplie actuellement les projets. En janvier, il va notamment monter sur la scène du Théâtre du Rond-Point pour la pièce "A vif", un concours d'éloquence qu'il a composé et qui devrait aussi devenir un film. Deux avocats s'y affrontent autour d'une question essentielle pour le rappeur : "L'Etat est-il le seul responsable de la situation actuelle des banlieues en France ?".

Kery James peaufine aussi une autobiographie pour le printemps 2017.