Pussy Riot : le gouvernement russe tente de minimiser l'affaire

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 20/08/2012 à 18H51
Trois membres de Pussy Riot dans une cage de verre au tribunal de Moscou (17 août 2012)

Trois membres de Pussy Riot dans une cage de verre au tribunal de Moscou (17 août 2012)

© Natalia Kolesnikova / AFP

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est exprimé lundi sur l’affaire Pussy Riot, appelant à « ne pas tomber dans l’hystérie », alors que les critiques se multiplient à l’étranger après la condamnation de trois membres du groupe de punk rock féministe

"Il y a encore la possibilité de faire appel et les avocats des jeunes  filles ont l'intention de le faire", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse à Helsinki, en Finlande. "Il ne faut pas tirer de conclusions trop tôt et tomber dans l'hystérie", a-t-il ajouté.

Sergueï Lavrov, premier membre du gouvernement russe à s'exprimer sur le sujet, a estimé que l'exécutif avait laissé la justice prendre sa décision en toute indépendance. "Il est inadmissible de s'ingérer dans le travail des tribunaux",  a-t-il dit.

Le nouveau single des Pussy Riots, sorti après la condamnation de trois filles

"Je veux rappeler à tous ceux qui tentent d'affirmer que notre tribunal a pris sa décision sous pression qu'avant l'annonce du jugement, le président russe a appelé à être indulgent envers ces jeunes filles", a-t-il ajouté.

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, ont été condamnées vendredi à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

La police recherche les autres membres du groupe
Alors que le président russe Vladimir Poutine ne s’est pas exprimé sur l’affaire, Sergueï Lavrov avait répondu au tollé international en soulignant que les lois des pays occidentaux prévoyaient aussi des sanctions pour les actes de hooliganisme dans les lieux de culte, citant l’Allemagne.

La police a annoncé lundi qu’elle recherchait les autres membres du groupe Pussy Riot qui ont chanté la prière punk dans la cathédrale. Sur les cinq ayant participé à la performance, seules trois ont été arrêtées.

Le groupe vient d’ailleurs de sortir un nouveau single, « Putin Lights Up the Fires » (Poutine allume la mèche), a révélé le quotidien britannique « The Guardian »