Procès Jackson: le médecin a voulu dissimuler les sédatifs du chanteur

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 30/09/2011 à 08H36
Le procureur David Walgren montre à Alberto Alvarez une bouteille de propofol, le 29/09/2011

Le procureur David Walgren montre à Alberto Alvarez une bouteille de propofol, le 29/09/2011

© AFP. Al Seib/Pool

L'agent de sécurité de Michael Jackson a affirmé au troisième jour du procès du docteur Murray qu'il avait dû aider le médecin à dissimuler, avant l'arrivée des secours, les sédatifs administrés au "roi de la pop" le matin de sa mort. Alberto Alvarez est la première personne, après Conrad Murray, à être entrée dans la chambre après la mortelle surdose médicamenteuse, survenue le 25 juin 2009. Conrad Murray, poursuivi pour homicide involontaire, risque jusqu'à quatre ans de prison en cas de condamnation.

A son arrivée, M. Alvarez a découvert Michael Jackson allongé sur le lit, "les bras écartés, les paumes vers le ciel, les yeux et la bouche ouverts". Conrad Murray exerçait des pressions sur son torse, d'une main. Le praticien s'est, ensuite, emparé de flacons posés sur la table de nuit. "Conrad Murray a pris un lot de flacons et m'a dit: +Mettez ça dans un sac+", a-t-il déclaré. Le médecin a, ensuite, désigné une poche qui pendait à un support pour perfusion en intraveineuse, près du lit. "Il m'a dit: +Mettez-le dans le sac bleu+", a précisé M. Alvarez, ajoutant que la poche contenait un flacon et "une substance blanche et laiteuse". Il a ensuite appelé les urgences.

Le procureur David Walgren a identifié ce flacon comme étant du propofol, le puissant anesthésiant que Michael Jackson utilisait comme somnifère et qui a provoqué sa mort.

Les compétences du docteur Murray remisent en question
Dans son contre-interrogatoire, l'avocat de la défense, Ed Chernoff, a tenté de jeter le doute sur le déroulé des événements décrits par M. Alvarez, en s'étonnant que le garde du corps ait pu, dans un temps très court, réconforter les enfants, les faire sortir, récupérer le propofol et appeler les secours. "Je suis très efficace", a rétorqué M. Alvarez, dont le témoignage suscite des interrogations sur les compétences du docteur Murray. Le cardiologue semblait effectuer un massage cardiaque d'une main sur un lit, en dépit des règles de base de la procédure - à deux mains et sur une surface dure -, et effectuait devant M. Alvarez son premier bouche-à-bouche.

Une application pour suivre en direct le procès
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