Festival Rock en Seine

du 25 au 27 août 2017

Rock en Seine 2017 : la pop excentrique des Lemon Twigs ressuscite les années 60

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/08/2017 à 18H50, publié le 18/08/2017 à 15H14
Brian et Michael D'Addario, les deux frères des Lemon Twigs, étaient invités au "Surf Lodge Concert Series" près de New York (juin 2017) 

Brian et Michael D'Addario, les deux frères des Lemon Twigs, étaient invités au "Surf Lodge Concert Series" près de New York (juin 2017) 

© Photo by Madison McGaw/BFA/REX/Shutterstock

Michael et Brian D’Addario sont deux frères originaires de Long Island, à New York. Ils n’ont que 18 et 20 ans, mais leur pop alternative semble tout droit sortie d’une autre époque. On croirait entendre les Beach Boys, les Beatles ou Supertramp… Un vrai voyage dans le temps entre nostalgie, extravagance et insouciance, auquel sont conviés les festivaliers de Rock en Seine, ce dimanche 27 août.

Le look des deux new-yorkais ne passe pas inaperçu. Vestes en velour, couleurs flashy, pantalons pattes d’eph’, coupes de cheveux androgynes… les frères D’Addario travaillent leur style anachronique en toute circonstance. On a peine à croire qu'ils sont nés aux Etats-Unis, tant ils ont l’allure des groupes "So British" des années 60/70 comme les Beatles ou les Kinks.
Les Lemon Twigs à Coachella, avril 2017

Les Lemon Twigs à Coachella, avril 2017

© RICH FURY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'album "Do Hollywood" enregistré sur du matériel vintage

Une nostalgie que l’on retrouve jusque dans leur musique : leur premier album "Do Hollywood" (2016) a tout d’un d’un Objet Musical Non Identifié. Le titre qui ouvre l’opus, "I wanna prove to you", donne le ton : franchement décalé, tant sur la mélodie, d’un autre temps, que sur le clip.
Michael et Brian aiment se déguiser, se travestir pour affirmer leur univers surréaliste et psychédélique, pleinement assumé dans les clips de "Those words" et "As long as we’re together".

Au moment de la sortie de cet album, les Lemon Twigs ont impressionné par la virtuosité de leurs harmonies musicales, et la maitrise d’un style dont ils n’ont pas connu le faste du fait de leur jeune âge. Une prouesse qui ne doit rien au hasard : Michael et Brian ont travaillé dur pour rendre cet hommage érudit au glam rock. A commencer par un savoir-faire qui s’est perdu depuis : l’enregistrement sur les bandes magnétiques 8-pistes, démocratisé par les Beatles et les Beach Boys à la fin des années 60. 

Un père musicien, des rôles à Broadway

Une passion sans doute héritée de leur père, Ronnie d’Addario, pop star amateur qui avait tenté de percer au milieu des années 70 avec un album "fait maison" grâce à la technologie 8 pistes. La musique, Michael et Brian baignent donc dedans depuis tout petits. La batterie à 5 ans pour Brian, la guitare à 7 pour Michael, mais aussi des rôles dans des comédies musicales à Broadway.
(à gauche) Brian D'Addario -troisième en partant de la gauche- à la soirée de lancement de la comédie musicale de Broadway "La petite sirène" dans laquelle il joue (New York, janvier 2010).

(à droite) Michael D'Addario -le premier à gauche- lors de la soirée de lancement de la comédie musicale de Broadway "La côte d'Utopia, partie 2 : le naufrage", dans laquelle il tient un rôle (New York, décembre 2006) 

(à gauche) Brian D'Addario -troisième en partant de la gauche- à la soirée de lancement de la comédie musicale de Broadway "La petite sirène" dans laquelle il joue (New York, janvier 2010). (à droite) Michael D'Addario -le premier à gauche- lors de la soirée de lancement de la comédie musicale de Broadway "La côte d'Utopia, partie 2 : le naufrage", dans laquelle il tient un rôle (New York, décembre 2006) 

© ANDREW H. WALKER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - BRYAN BEDDER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Pour en arriver là, les frangins D’Addario ont aussi pu compter sur l’aide précieuse de Jonathan Rado, la moitié du groupe californien de rock indé Foxygen, connu pour son excentricité et ses inspirations 60’s. C’est d’ailleurs Rado qui leur a permis d’enregistrer "Do Hollywood" dans son studio, le tout en à peine 12 jours, pendant les vacances scolaires... Forcément, puisque Michael n'avait que 16 ans à l'époque ! 

Un EP avec 6 inédits pour fin septembre 

En attendant un second opus déjà en préparation (qui devrait s'appeler "Go to School"), les Lemon Twigs sortent un nouvel EP, "Brothers of Destruction", le 22 septembre. Six chansons avaient survécu aux sessions d’enregistrements de "Do Hollywood" sans apparaitre sur l'album. Michael et Brian ont donc tenu à les enregistrer chez eux, sur leur fameux 8 pistes. Le morceau "Night Blood" est déjà disponible à l’écoute, et ça fait saliver pour la suite.
Les fans reconnaîtront parmi ces 6 titres des airs déjà entendus lors des lives du groupe, comme "Why didn't you say that ?" ou "So Fine", joués cette année lors de concerts aux Etats-Unis et en Angleterre. Nul doute que les Lemon Twigs joueront ces inédits dimanche à Rock en Seine, pour le plus grand bonheur des festivaliers.

The Lemon Twigs sont en concert à Rock en Seine Dimanche 27 août à 19h50 sur la Scène de l'Industrie.