Neil Hannon et Divine Comedy de retour aux Folies Bergère

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/01/2017 à 12H24, publié le 25/01/2017 à 12H05
Neil Hannon et Divine Comedy au Grand Théâtre de Dijon, le 10 novembre 2016

Neil Hannon et Divine Comedy au Grand Théâtre de Dijon, le 10 novembre 2016

© Tardivon JC / DIPA

Un répertoire imparable, un charme ravageur, une classe intacte quel que soit le costume porté, une bonne dose d'humour et, surtout, le plaisir communicatif : Neil Hannon a réchauffé, emballé, enchanté les Folies Bergère mardi soir avec Divine Comedy. Un concert diffusé en direct mercredi 25 janvier sur Culturebox (20h40), puis disponible en replay.

Il jouait presque à domicile, le dandy nord-irlandais, dans l'historique salle du 9e arrondissement parisien. Et pour cause : certains spectateurs présents se rappelaient avec une certaine émotion son premier passage ici-même, treize ans plus tôt.
 
A l'époque, Divine Comedy avait atteint un sommet créatif avec l'album "Absent Friends". Sa pop symphonique, magnifiée par l'orchestre de cordes et de cuivres qui accompagnait le charismatique chanteur, avait pris une ampleur grandiose sur la scène des Folies.
 
Pour ce retour, à voir à partir de mercredi soir (25 janvier) sur Culturebox, Hannon était cette fois soutenu par cinq musiciens, afin de défendre "Foreverland" son dernier album en date. Difficile donc de boxer dans la même catégorie. Mais l'artiste est suffisamment malin, généreux et talentueux pour offrir de la joie à son auditoire, avec un spectacle où le baroque flirte souvent avec le beau, sans jamais céder à la facilité.

Séduction et romantisme pour commencer

L'ouverture du concert sur l'épique "Sweden" en est la preuve. Affublé d'un costume de Napoléon, auquel il se réfère dans son dernier opus, Hannon peine à  monter dans les tours, sa voix raille. Peut-être trop confiant, n'a-t-il pas visé trop haut, trop tôt ?
 
Le doute s'estompe dès la deuxième chanson "How Can You Leave Me on My Own"  et disparaît totalement sur la troisième, "The Frog Princess", tiré de l'album  "Casanova" (1996). Place donc à la séduction et au romantisme dans cette  première heure.
 
La seconde passe la vitesse supérieure. Hannon, désormais en smoking noir, chapeau melon et parapluie canne, évoque le John Steed des Avengers. Prévenant, il paie sa tournée d'alcool à ses musiciens lors d'un intermède assez drolatique.

Un écho à Frank Sinatra

Il fait ensuite monter la température sur "Generation Sex" et offre dans la foulée un moment d'émotion intense avec "Our Mutual Friend".
 
Sur "Funny Peculiar", en duo avec sa compagne Cathy Davey, Neil Hannon se paie même le luxe de convoquer Frank Sinatra, un des fantômes des lieux, dans un écho au "Something Stupid" que le crooner américain chanta avec sa fille  Nancy.
 
En fin de concert, Divine  Comedy déroule ses tubes historiques ("Something  For the Weekend", "National Express", "Absent Friends"...) devant un parterre irrémédiablement debout, que Neil Hannon finit par emmener avec lui, tout là-haut, avec "Tonight We Fly", son propre hymne à la joie.

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