Mika en concert au Liban : "Baalbek est l'un des endroits les plus importants au monde pour la musique"

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/08/2016 à 15H17, publié le 05/08/2016 à 15H14
Mika se produisait à Baalbek (Liban), le 4 août 2016.

Mika se produisait à Baalbek (Liban), le 4 août 2016.

© STRINGER / AFP

Le chanteur Mika, d'origine libanaise, se produisait jeudi soir au Festival International de Baalbek, à côté de la frontière syrienne. L'occasion pour lui de souligner son attachement au Liban et au "mélange des cultures".

Le temps d'un concert, Mika a fait résonner sa pop anglaise jeudi soir au temple de Bacchus, à Baalbek (Liban). Dans cette ville proche de la frontière syrienne, le chanteur d'origine libanaise a estimé que Baalbek est l'un "des endroits les plus importants pour la musique au Moyen-Orient et dans le monde".

Invité pour la 60e édition du prestigieux Festival International de Baalbek, le chanteur de "Relax, Take It Easy" a rappelé que les temples romains de Bacchus et de Jupiter ont accueilli au fil des ans des légendes de la musique orientale et mondiale: l'Egyptienne Oum Kalsoum, la libanaise Fayrouz, le chanteur britannique Sting mais aussi Duke Ellington ou Ella Fitzgerald...

Pour lui, ce prestigieux festival "représente la culture libanaise, cette idée d'une porte sur le monde arabe, vers la Méditerranée, vers le monde, vers l'Europe", a ajouté l'artiste britannique qui est né à Beyrouth au Liban, un pays que sa famille a quitté à cause de la guerre civile (1975-1990). Créé en 1956, le festival de Baalbek a été interrompu pendant la guerre civile avant de reprendre en 1997 dans cette ville qui est un bastion du mouvement islamiste chiite Hezbollah.

"Pour le Liban, c'est le mélange des cultures"

"Quand on pense au Liban aujourd'hui, beaucoup de gens pensent à la division, mais en fait pour moi le Liban c'est la cohabitation, le mélange des cultures", a dit à l'AFP ce chanteur de 33 ans qui a vendu des millions de disques dans le monde. A Baalbek, ce mélange s'illustre avec "de la musique arabe mélangée à de la musique française avec le jazz américain", a complété Mika, enthousiaste.

Bien que Baalbek soit proche de la frontière avec la Syrie, un pays ravagé par une guerre meurtrière, et que l'armée libanaise soit confrontée à des attaques du groupe jihadiste sunnite Etat islamique (EI) non loin de là, Mika n'a "pas hésité" à venir en raison du rôle historique du festival. Le chanteur s'y était déjà produit en 2010. Coiffé parfois d'un tarbouchen, qu'il a affiché fièrement sur Instagram, ou portant le drapeau libanais autour du cou, il a interprété quinze de ses chansons durant deux heures devant 3.200 spectateurs ravis.