Madonna, provocante mais aussi nostalgique, en tournée à New York

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/09/2015 à 09H02, publié le 18/09/2015 à 09H01
Madonna au Madison Square à New York, 16/09/2015

Madonna au Madison Square à New York, 16/09/2015

© SHAUN TANDON / AFP

"Merci, New York. Nous reviendrons" a déclaré Madonna après 2 heures de concert au Madison Square l'une des premières dates de sa tournée "Rebel Heart". A 57 ans, elle mène un spectacle provocateur, à la chorégraphie léchée et à un rythme effréné qui en remontrerait à des artistes plus jeunes. La tournée, qui a démarré la semaine dernière à Montréal, doit l'emmener autour du monde en 76 dates.

Après deux heures de spectacle, la reine de la pop redevient, un instant, Louise Ciccone. "J'ai tellement de chance d'avoir survécu si longtemps", a-t-elle lancé mercredi soir à une foule qui lui était acquise au Madison Square Garden de New York. Je me sens un peu nostalgique ce soir. J'ai fait mon premier spectacle dans cette salle il y a 30 ans". 

Le rideau se lève sur une Madonna descendant d'une cage au milieu d'une procession de danseurs en armure. Madonna et ses danseurs changent de costume à un rythme soutenu, la reine de la pop passant d'un rôle de garçonne des années 1920 à celui de matador érotisant. En fin de spectacle, c'est la nostalgie qui l'a emporté, bien que Madonna soit plus connue pour sa volonté de fer et un professionnalisme à toute épreuve que ses épanchements. Mais c'est dans cette immense salle au coeur de sa ville d'adoption qu'elle a terminé la tournée qui a fait d'elle une star mondiale. C'était en 1985 avec "Like a Virgin".
Madonna au Madison Square garden à New York, 16/09/2015

Madonna au Madison Square garden à New York, 16/09/2015

© SHAUN TANDON / AFP
Cinq ans après "Like a Virgin", Madonna s'était hissée au rang des grands artistes en cassant le moule du concert traditionnel à coup de changements incessants de costume et avec une sexualité assumée jusqu'à la provocation pour sa tournée "Blond Ambition". Côté sexe rien n'a changé. Il reste omniprésent et revendiqué sur sa nouvelle tournée. La reine entre en scène sur fond d'enregistrement de sa propre voix clamant: "j'ai des nichons et un cul et un désir insatiable d'être remarquée".

Le morceau "Holy Water" (Eau bénite) et ses bonnes soeurs transgenre, reste dans la veine de celle qui plus d'une fois a défié la religion chrétienne. Les jambes écartées, elle devient le plat principal d'une "Sainte Cène" pas très catholique. L'émotion est palpable quand elle entonne "La vie en rose" d'Edith Piaf, seule en scène, en français, avec un ukulélé pour seul accompagnement. Elle se confie à son public et avoue se sentir "cynique" face au mariage, après deux divorces. "J'ai de bonnes raisons de l'être mais au fond, je reste une romantique".

Changement d'ambiance et robe à volants pour un medley de ses tubes des années 1980, "Into the Groove", "Dress you Up" et "Lucky Star", adapté au goût de ses admirateurs latinos façon flamenco. "C'est bien la première fois que mon manager me reproche d'être trop habillée", lance t-elle dans une robe longue aux motifs floraux.

La tournée, qui a démarré la semaine dernière à Montréal, doit l'emmener autour du monde en 76 dates. Elle sera à Paris Bercy les 9 et 10 décembre et terminera à Brisbane, en Australie, le 27 mars 2016.