Cinq voix de femmes, aériennes et cristallines, explorent le répertoire médiéval et contemporain a cappella.

Au Moyen-Âge, la musique a un contenu symbolique. Reflet terrestre d’une harmonie céleste, elle fait l’objet d’une attention particulière de la part d’une Église qui condamne entre autres les excès de “volupté” : celle de l’auditeur qui s'éloigne de la prière, ou celle du chanteur qui se grise de sa propre virtuosité. Certains intervalles sont également proscrits à l’image du triton, appelé aussi “diabolus in musica”. Que ces trois tons successifs, chiffre parfait associé à la Trinité, produisent une telle dissonance n’est probablement pas sans lien avec l’aversion qu’ils produisent.

Ce n’est qu’avec l’Ars Nova que la musique se délie en partie de son contenu symbolique. Mais si paradoxalement l’Église continue à en dénoncer certaines “dérives”, la cour papale d’Avignon est un des grands lieux de la création artistique représentative de ce courant.

Puisant dans la polyphonie aquitaine du XIIe siècle ou les monodies composées par Hildegarde von Bingen et présentant une pièce spécialement commandée à Jonathan Bell sur le thème de l’interdit, l'Ensemble De Cælis nous propose une expérience sonore unique où le chant transcende la passion.

Distribution

  • Date 13 septembre 2014
  • Durée 2h
  • Production Sourdoreille Production / Oleo Films
  • Réalisation Paul Marquis
  • Mezzo, direction Laurence Brisset
  • Solistes Ensemble de Caelis Laurence Brisset, mezzo, direction Florence Limon, soprano Estelle Nadau, soprano Caroline Tarrit, mezzo-soprano Marie-George Monet, alto
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