Earth Wind & Fire proteste contre l'utilisation de "September" par Donald Trump

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 20/07/2016 à 18H37, publié le 20/07/2016 à 15H41
Earth, Wind and Fire sur scène le 14 février 2016 au Beverly Hills, en Californie. 

Earth, Wind and Fire sur scène le 14 février 2016 au Beverly Hills, en Californie. 

© KEVORK DJANSEZIAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Investi officiellement candidat du Parti Républicain à la présidentielle américaine mardi, Donald Trump continue de faire enrager les artistes. Après Queen, qui a protesté en vain contre l'utilisation de sa musique par le candidat populiste, c'est Earth Wind & Fire qui s'insurge. David Bowie et Van Morrison ont également été joués depuis lundi à la Convention républicaine de Cleveland.

Earth Wind & Fire proteste 

Earth Wind & Fire s'est élevé mercredi contre l'utilisation contre son gré de son classique inusable "September" durant la Convention républicaine. A l'instar du groupe anglais Queen la veille, la formation de funk américaine a souligné sur Twitter n'avoir jamais donné sa permission d'utiliser sa musique à Donald Trump ni à son parti.



Selon un journaliste du Billboard qui se trouvait sur place, l'orchestre qui sonorise la Convention républicaine a joué "September" et a reçu un bon accueil de la part des participants âgés, qui brandissaient en rythme leurs cartons "Make America Great Again".

La musique de Bowie et de Van Morrison également jouée

Au premier jour de la Convention républicaine lundi, "Station to Station" de David Bowie a également été joué par l'orchestre maison. 

"Domino" de Van Morrison a subi le même traitement, rapporte le Billboard.

Adele, les Rolling Stones, R.E.M et Neil Young ont aussi demandé à Donald Trump, devenu officiellement mardi le candidat du parti républicain à la Maison Blanche, de cesser d'utiliser leurs œuvres.

Queen scandalisé aussi

Mardi, le groupe Queen s'était élevé une nouvelle fois contre l'utilisation de son hit "We Are The Champions" par l'équipe de Donald Trump sans son autorisation. Scandalisé par l'utilisation répétée du morceau contre sa volonté, le chanteur Adam Lambert qui est au micro de Queen en tournée, a posté un message cinglant sur les réseaux sociaux.

"Si votre parti politique a traité les gays comme citoyens de seconde zone pendant des décennies, devinez quoi: vous ne pourrez pas jouer la musique de  Freddie Mercury à votre convention", a-t-il écrit.



Sony ATV, la maison de disques de Queen, a également publié dans la foulée un communiqué demandant au parti républicain d'arrêter de bafouer ses demandes répétées de ne pas utiliser le morceau. Le communiqué précise que "Queen ne souhaite être associé à aucun débat politique dans aucun pays."