Derniers concerts de soutien à Hillary Clinton avec Bruce Springsteen et Madonna

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/11/2016 à 10H55, publié le 08/11/2016 à 09H30
Bruce Springsteen à un meeting de Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016

Bruce Springsteen à un meeting de Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016

© Spencer Platt / Getty Images North America / AFP

Une kyrielle de stars plus populaires les unes que les autres ont de nouveau apporté leur soutien à Hillary Clinton : sa campagne présidentielle s'achève par des concerts de Bruce Springsteen, Jon Bon Jovi, Madonna et Lady Gaga dans l'espoir de séduire d'ultimes électeurs avant le vote.

Certes les célébrités sont d'ordinaire plutôt ancrées à gauche mais cette année le penchant pour la démocrate est sans précédent, le républicain Donald  Trump n'ayant reçu le soutien de quasiment aucun musicien américain de renom.
 
Cette touche de paillettes, qui a accompagné la campagne de Hillary Clinton, a culminé lundi avec la légende du rock Bruce Springsteen en concert à Philadelphie, dans l'Etat-clé de Pennsylvanie. Plus de 40.000 personnes étaient présents, un record pour un meeting de la démocrate.
 
"Jouons tous notre rôle afin de pouvoir regarder en arrière sur 2016 et dire que nous étions aux côtés de Hillary Clinton, du bon côté de l'histoire", a lancé le Boss sur la scène installée au coeur de Philadelphie  (Pennsylvanie), berceau de la démocratie américaine.
Madonna chante à Washington Square pour soutenir Hillary Clinton


Un concert surprise de Madonna

Le chanteur Jon Bon Jovi, qui soutient de longue date les candidats démocrates, était monté sur scène juste avant lui. Et une procession a suivi : Chelsea et Bill Clinton, fille et mari de la candidate, puis Michelle et Barack  Obama, et enfin Hillary Clinton.
 
De son côté, la chanteuse Madonna a donné un bref concert surprise lundi soir, dehors, à Washington Square, dans le centre de New York :

Et l'extravagante Lady Gaga devait donner plus tard l'un de ses premiers spectacles depuis la récente sortie de son album "Joanne" en Caroline du Nord,  où Hillary Clinton était attendue pour un tout dernier meeting juste avant minuit.
 
Après Pharrell Williams, le chanteur de "Happy", ou la star de la pop Jennifer Lopez ces derniers jours, la présence de telles vedettes permet  d'attirer des foules nombreuses à ces ultimes meetings.

Donald Trump critique le "langage obscène" de Jay Z

Les concerts gratuits, comme en ont également donné le rappeur Jay Z et son épouse Beyoncé vendredi dans l'Ohio, permettent aussi de recueillir les coordonnées d'électeurs potentiels lorsqu'ils réservent leur place, et de les recontacter ensuite pour les inciter à aller voter.
 
"Nos âmes n'ont pas de couleur et je veux évoluer dans un monde où ma fille n'a pas de limite", avait déclaré Jay Z lors de ce show en compagnie d'autres stars du hip hop : J. Cole, Chance the Rapper et Big Sean.
 
Le soutien du couple Jay Z/Beyoncé à celle qui veut devenir la première  femme présidente des Etats-Unis a largement déplu à son adversaire qui a tenté  de mettre en cause le registre linguistique de leurs chansons.
 
"N'est-ce pas incroyable que (...) Jay Z et Beyoncé utilisent un langage obscène avec des mots qui, si je les prononçais, provoqueraient un retour de la chaise électrique", s'est insurgé lundi le milliardaire se vantant de rassembler "des foules plus importantes qu'eux".

Katy Kerry prête son titre "Roar" pour des spots de Hillary Clinton

Pour autant, le rockeur Ted Nugent, un des rares alliés de Donald Trump dans le  monde de la musique, a fait un geste sexuel grossier en évoquant le parti démocrate, avant de présenter le candidat républicain lors d'un meeting dans le Michigan dimanche.
 
A Hollywood, Donald Trump dispose de quelques soutiens comme Clint Eastwood, mais avec ses propos polémiques tout au long de la campagne, il s'est surtout  fait des ennemis et des artistes comme Adele et les Rolling Stones n'ont pas aimé qu'il utilise leurs morceaux lors de rassemblements politiques.
 
Les célébrités ont en revanche multiplié les interventions en la faveur de Hillary Clinton. Katy Perry a chanté, prêté son titre "Roar" pour des spots de campagne et a fait son éloge sur Twitter, où la chanteuse est l'internaute la plus suivie au monde.

Miley Cyrus a fait du porte-à-porte

Dans la pop, Miley Cyrus a fait du porte-à-porte auprès d'étudiants d'une université de Virginie et le groupe de rock indépendant The National a joué  gratuitement dans son Etat d'origine, l'Ohio.
 
De son côté, le site de musique en streaming Spotify a contribué à toucher des millions d'électeurs en diffusant un message non partisan de Barack Obama dans lequel le président presse les Américains de se rendre aux urnes.
 
Et le romancier Dave Eggers a conduit au cours du mois écoulé un projet intitulé "30 jours, 30 chansons", dans lequel des artistes publient des chansons anti-Trump. L'un d'eux, l'artiste électro Moby, a estimé que Donald  Trump "(n'était) pas loin d'être un psychopathe".