Le tandem australien réinvente sa musique avec un rock plus électrique et laisse place à des guitares saturées.

C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur. Elle a le prénom d’une chanson des Beatles, Julia. Lui porte celui d’un célèbre guitariste de l’histoire du hard-rock, Angus. Angus et Julia grandissent à Newport, dans les environs de Sydney, en Australie.

Au départ, chacun commence à chanter de son côté avant de se rejoindre ponctuellement lors de concerts intimistes en 2006.
 
En mars 2006, le duo enregistre son premier EP « Chocolates and Cigarettes » (sorti en août) dont est extrait le titre « Paper Aeroplane » pour les radios. Après quelques festivals d'été et la rencontre avec Fran Healy, leader de Travis, Angus & Julia Stone signent avec Independiente, filiale de la major EMI, et sortent l'EP « Heart Full of Wine » en février 2007. Cette année voit la cote du groupe monter tandis qu'il enregistre son premier album de folk acoustique.
Publié en septembre, « A Book Like This » entre à la 5ème place des classements australiens et se transforme en un disque de platine. Une tournée anglaise apporte un supplément de notoriété au duo qui ouvre pour Donavon Frankenreiter, Newton Faulkner ou Martha Wainwright.
Une tournée s'ensuit aux Etats-Unis avant qu'Angus Stone ne travaille à un opus solo sous le nom « Lady of the Sunshine » (Smoking Gun sort en avril 2009).
L'année 2009 est consacrée à l'enregistrement du deuxième album à New York, en compagnie de Kieran Kelly. « Down the Way », à la production plus étoffée que le précédent, sort en mars 2010 (6 avril en France) avec d'excellentes réactions de la presse internationale. Porté par le succès international de « Big Jet Plane », le disque se retrouve n°1 dans son pays. L'un et l'autre prennent ensuite des chemins différents et publient chacun des albums en solo.
 
Quatre ans après « Down the Way », le duo retrouve l'alchimie qui le caractérise sur un troisième album. À Palisades, en Californie, le duo organise, en plein milieu de l’été 2013, une première session d’écriture et de répétition, s’entourant de nouveaux musiciens. Quelques semaines plus tard, il pousse la porte du studio Shangri La, où travaille Rubin à Malibu. Dans l’entrée, trône un vieux tour bus seventies de Bob Dylan. À l’intérieur, les instruments vintage côtoient de vieux billards.
Rubin leur fait écouter des albums des Talking Heads et leur présente un nouveau batteur, échappé de la sphère hip-hop (il a joué avec Lupe Fiasco et Frank Ocean).
Surtout, le groupe décide de ranger ses ballades folk-rock pour privilégier l’électricité. De loin le plus vibrant chapitre de sa discographie, cet « Angus & Julia Stone » voit ainsi le duo dévoiler une facette plus brute, qui va chercher la sensualité dans les angles droits, à l’image d’un « My Word for It » qui rappelle les plus grandes heures des Kills.
De « Death Defying Acts » à « Little Whiskey », les Stone agencent ainsi une belle chorégraphie de guitares saturées, s’autorisant tout de même de jolies parenthèses acoustiques (« Wherever You Are », « Other Things »). Le ballet s’achève sur un « Crash and Burn » dont les déflagrations soniques, la mélodie en culbute et la fureur au ralenti établissent une nouvelle filiation entre le duo et Neil Young. Le titre fut joué et enregistré en une seule prise, lors d’une soirée arrosée et enfumée.

Concerts 
22/04 Le Liberté - Rennes
23/04 Le Zénith - Paris
Plus d'informations sur www.angusandjuliastone.fr

Distribution

  • Date 10 décembre 2014
  • Durée 1h 30min
  • Production Supermouche Productions
  • Réalisation Sylvain Pierrel