Passionnée par Rimbaud, Patti Smith achète une maison sur les terres du poète

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/03/2017 à 15H49, publié le 24/03/2017 à 14H52
Maison construite sur les ruines d'une ferme ayant appartenue à la famille du poète Rimbaud, mars 2017

Maison construite sur les ruines d'une ferme ayant appartenue à la famille du poète Rimbaud, mars 2017

© HOCQUART CARL/SIPA

La rock star américaine Patti Smith, admiratrice d'Arthur Rimbaud, a acheté une maison construite sur les ruines d'une ferme ayant appartenu à la famille du poète à Roche (Ardennes), a-t-on appris vendredi auprès d'une association rimbaldienne.

"C'est une maison qui a été exactement construite sur les soubassements, sur les ruines, de la ferme appartenant à Madame Rimbaud qui venait régulièrement vérifier le travail de ses métayers", a déclaré à l'AFP Alain Tourneux, président de l'association internationale des amis d'Arthur Rimbaud.

La propriété se trouve à Roche, un hameau situé sur la commune de Chuffilly-Roche, à une quarantaine de kilomètres au sud de Charleville-Mézières. 

"À la fin de la Grande Guerre, cette ferme avait été occupée par les troupes allemandes qui l'avait démolie en partant", a-t-il ajouté. Selon cette source, une demeure avait été construite après guerre sur ce terrain symbolique par une comtesse passionnée par l'œuvre du poète. "Elle est passée de mains en mains et s'est trouvée à vendre à l'automne 2016 (...). Je connaissais l'attachement de Patti Smith au hameau de Roche et elle m'avait demandé de lui faire signe si les choses bougeaient", a-t-il précisé.

Selon cet ancien directeur des musées de Charleville-Mézières, dont le musée Rimbaud, la maison n'offre aucun "caractère particulier" hormis son emplacement. Rimbaud s'était rendu à plusieurs reprises dans la ferme familiale de Roche, notamment en 1873 après avoir été blessé à Bruxelles par Verlaine, pour mettre la dernière main à l'écriture d'"Une saison en Enfer" et en juillet 1891, quelques mois avant sa mort.

Patti Smith, marraine du musée Rimbaud auquel elle a cédé des photographies et un dessin, n'a pas précisé ce qu'elle comptait faire de cette bâtisse en pierre symbolique.