"Sacrées Journées" : la chorale syrienne autorisée à venir chanter à Strasbourg

Par @Culturebox
Publié le 17/09/2015 à 11H20
Le choeur Saint-Ignace de la cathédrale grecque-orthodoxe mariamite de Damas

Le choeur Saint-Ignace de la cathédrale grecque-orthodoxe mariamite de Damas

© DR - Les sacrées Journées de Strasbourg

Une chorale chrétienne syrienne qui s'était vu refuser des visas pour la France où elle devait participer au festival "Les Sacrées Journées de Strasbourg", pourra finalement venir y chanter, a indiqué jeudi le Ministère des Affaires étrangères.

"Les visas vont être délivrés, nous sommes simplement dans l'attente de la réception de tous les passeports à l'ambassade", a déclaré à l'AFP le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal. "Ils sont les bienvenus en France, où nous sommes ravis de les accueillir", a-t-il ajouté.

Les vingt artistes concernés, âgés de 21 à 54 ans, sont membres du choeur Saint-Ignace de la cathédrale grecque-orthodoxe mariamite de Damas. Ils doivent se rendre à Strasbourg début novembre pour donner trois concerts, comprenant des chants byzantins et des créations personnelles, dans le cadre de ce festival de musiques religieuses du monde.

"Ahurissant"

Depuis Damas, les chanteurs s'étaient rendus en car à l'ambassade de France à Beyrouth pour y déposer leur dossier de demande de visas. Ils étaient munis de billets d'avion aller-retour, d'une réservation d'hôtel et d'une attestation du maire de Strasbourg, dont la collectivité subventionne l'évènement.

Selon Jean-Louis Hoffet, président du festival, leurs demandes avaient été refusées car l'ambassade avait jugé que leurs dossiers n'étaient "pas fiables". "C'est ahurissant! Je suis outré, stupéfait qu'on puisse refuser un visa à des gens qui viennent chanter leur foi dans nos églises, alors même qu'on fait des grands discours sur l'accueil de 24.000 migrants!", s'était insurgé M. Hoffet.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, avait par la suite déclaré à l'AFP avoir "découvert cette situation par voie de presse" et "donné des instructions pour que le consulat procède à un réexamen bienveillant", la décision rendue ne paraissant "pas adaptée".