"Les Suds" : Johnny Clegg et toutes les musiques du monde à Arles

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/07/2014 à 17H26, publié le 14/07/2014 à 17H27
Johnny Clegg (ici en juillet 2010), passe par Les Suds à Arles le 17 juillet 2014.

Johnny Clegg (ici en juillet 2010), passe par Les Suds à Arles le 17 juillet 2014.

© Fethi Belaid / AFP

Le Sud-Africain Johnny Clegg est la tête d'affiche du festival "Les Suds" à Arles, dont la 19e édition débute lundi et se poursuit jusqu'au dimanche 20 juillet.

Le festival, dont la 19e édition commence lundi avec l'Amsterdam Klezmer Band, a reçu l'assurance de son bon déroulement par les intermittents du spectacle.
   
"Les intermittents du spectacle soutiennent le Festival Les Suds à Arles, qui soutient les intermittents", a annoncé dans un communiqué l'équipe des intermittents du festival Les Suds, l'un des principaux en France consacré aux musiques du monde.
Le retour de Johnny Clegg et Mahotella Queens
  
Johnny Clegg, le "zoulou blanc", symbole de la lutte anti-apartheid, donnera jeudi 17 le premier concert de sa tournée en France, en version acoustique. Dans les années 80, Johnny Clegg fut l'une des premières stars de ce que l'on commençait alors à appeler la "world music".

En 1988, il fut le plus gros vendeur de 45T en France avec "Asimbonanga", une chanson dédiée à Nelson Mandela, alors prisonnier politique en Afrique du Sud, qui figurait sur son album "Third World Child" avec le groupe Savuka.

Sur la scène des Suds le 17, il sera rejoint en fin de soirée par les Mahotella Queens, l'un des plus beaux fleurons de la tradition des polyphonies vocales sud-africaines.
Une belle affiche
   
La chanteuse Susheela Rahman, londonienne d'origine indienne avec son rock aux grooves indiens et aux accents de qawwall pakistanais, passera aussi à Arles (samedi 19 au Théâtre Antique).
   
Egalement à l'affiche : Le pianiste de jazz afro-cubain Chucho Valdes et ses Afro Cuban Messengers (vendredi 18 au Théâtre Antique), et le clarinettiste David Krakauer, qui donne des teintes funk, jazz ou électro auklezmer, la musique de ses ancêtre juifs d'Europe de l'Est émigrés à New York au début du XXe siècle (vendredi 18, Théâtre Antique)
   
Les Suds ne dérogeront pas à la traditionnelle soirée flamenco, avec la chanteuse Esperanza Fernandez, dans la pure tradition du "cante jondo" (samedi 19, Théâtre Antique).
Omar Souleyman au festival Bonnaroo (USA) en juin 2014 (vidéo amateur qui permet de constater l'ambiance)
600 musiciens au menu dans toute la ville
   
Mais le festival Les Suds ne se résume pas aux grands concerts du soir au Théâtre Antique.
   
Plus de 600 musiciens se produiront cette année, entre "apéros-découvertes" et "siestes musicales" dans la quiétude de l'Espace Van-Gogh, jusqu'aux "Nuits des Forges" réservés à des musiques plus électroniques dans une friche industrielle proche du centre-ville, en passant par les "moments précieux" dans la Cour de l'Archevêché et des créations dans plusieurs musées de cette ville chargée d'histoire.

Parmi eux, on pourra découvrir la techno-folk savoureuse du chanteur et musicien syrien basé à New York Omar Souleyman, adopté depuis quelques années par les figures de l'électronique et de la pop (Damon Albarn, Bjork, Caribou, Four Tet, Modeselektor), le jeudi 17 à l'Atelier des Forges.

Le festival Les Suds à Arles se tient du 14 juillet au 20 juillet.