Le Trio Bassma, un premier album "A la croisée des mémoires"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 13/04/2012 à 09H31
Le Trio Bassma sort son premier album

Le Trio Bassma sort son premier album

© DR

Un dijonnais, une lyonnaise et un syrien. A eux trois, ils forment Bassma, un trio de musiciens qui puise leur inspiration dans les musiques de l'Orient et du Maghreb. En mars dernier, ils ont sortis leur premier album " A la Croisée des mémoires". A découvrir en concert le 27 avril aux Echappées Belles à Lyon.

Bassma signifie selon les sources "sourire" ou "empreinte". Qu'importe, les deux mots collent bien à ce trio, même si "l'empreinte" résume bien la trace que les sonorités traditionnelles diffusent dans son répertoire mais aussi celle que les compositions du Trio déposent chez ceux qui écoutent sa musique.

L'aventure Bassma a commencé début 2010. Elle réunit alors trois musiciens, amoureux des chemins de traverse et des voyages sonores. Honneur aux dames, il y a Chems, chanteuse et guitariste. Elle a commencé le piano et la guitare dès l'âge de 7 ans au Conservatoire National de Lyon. Etudes d'anthropologie, de Musiques Actuelles et de chant et puis la naissance du Trio qui lui donne la possibilité de chanter en arabe, "la langue de sa grand-mère" qui est comme un trait d'union entre ses origines et sa vie d'aujourd'hui.
Vient ensuite Hassan Abd Alrahman. D'origine syrienne, il maîtrise parfaitement le Oud dont il sait marier les sonorités orientales avec le jazz ou la musique celtique. Enfin, il y a David Bruley. Après l'apprentissage des percussions classiques au Conservatoire, il a découvert la richesse des autres tambours, notamment le tombak et le daf. Son "maître" est Madjid Khaladj, un musicien iranien, considéré comme l'un des plus grands percussionnistes du répertoire persan. Un talent qu'il a réussi à transmettre à David Bruley. Le mot percussionniste semble presque trop violent pour ce musicien tant ses gestes sur l'instrument semblent doux et aériens.

C'est dans les musiques traditionnelles populaires que le Trio Bassma trouve son inspiration, tout en les remettant au goût du jour. Du côté des mots, ce sont aussi les poètes qui inspirent ces musiciens. Libanais, algériens, palestiniens... Les textes parlent d'amour, de liberté. Un mot cher à  Hassan Abd Alrahman, d'autant plus en cette période cruciale pour son pays d'origine. "On a envie de crier" dit-il, "alors je veux crier en musique".