Le Gwoka de la Guadeloupe reconnu patrimoine mondial de l'Humanité

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/11/2014 à 19H43, publié le 26/11/2014 à 19H42
La côte Guadeloupéenne

La côte Guadeloupéenne

© CITIZENSIDE/GILLES MOREL / citizenside.com

Le Gwoka de la Guadeloupe - musique, chants et danses représentatifs de son identité - a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, décision dont s'est la félicitée la France.

L'inscription du Gwoka "est une reconnaissance internationale, la plus prisée de toutes, de trois formes combinées d'expression culturelle et artistique, associant la musique, le chant et la danse", a déclaré Philippe Lalliot, ambassadeur de France auprès de l'Unesco.

"L'Unesco consacre ainsi un patrimoine vivant, hérité de la lutte contre l'esclavage et décliné aujourd'hui sous les formes les plus contemporaines", a-t-il ajouté.
Gwoka à Pointe-a-Pitre (amateur)

Les Africains déportés et mis en esclavage en Guadeloupe à partir du XVIIe siècle ont introduit les éléments constitutifs du Gwoka. Aujourd'hui, élément emblématique de l'identité guadeloupéenne, il combine le chant, les rythmes joués aux tambours et la danse.

Soulignant qu'il s'agit du treizième élément français inscrit sur la prestigieuse liste de l'Unesco, M. Lalliot a affirmé que "cette inscription est aussi un atout pour le développement du tourisme en Guadeloupe, la promotion de sa culture, sous toutes ses formes, et l'attractivité de son territoire".

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, s'est également félicitée de la décision de l'Unesco.

Gwoka en Guadeloupe

Le Gwoka est pratiqué par tous les groupes ethniques et religieux de la société guadeloupéenne. Il accompagne les temps forts de la vie quotidienne ainsi que les manifestations festives, culturelles et profanes.

Au total, le comité de l'Unesco qui se réunit jusqu'à vendredi examine 45 candidatures, qui, si elles sont toutes acceptées, viendront s'ajouter à 281 éléments déjà inscrits sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Depuis 2001, l'Unesco établit une liste de ces traditions, parfois menacées de dégradation ou de disparition, distincte de celle des sites naturels ou culturels.

Le Gwoka, comme la capoeira du Brésil, la danse rituelle au tambour royal du Burundi ou encore les danses yampara de Bolivie fait partie des nouveaux éléments qui ont été inscrits sur cette liste mercredi.