Le festival Rio Loco de Toulouse aux rythmes de l'océan Indien

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/06/2017 à 11H30, publié le 14/06/2017 à 11H15
Rio Loco : affiche 2017

Rio Loco : affiche 2017

© DR

Le festival de musiques du monde Rio Loco, qui attire chaque printemps 100.000 personnes à Toulouse, invite pour sa 23e édition les îles de l'océan Indien, à travers un "kaléidoscope" de rythmes créoles et de traditions métissées, du 15 au 18 juin.

Créé en 1995, le festival mettra à l'honneur le séga de l'île Maurice, le maloya de la Réunion ou encore le salegy de Madagascar, autant de genres musicaux hérités des chants d'esclaves ou de rites populaires locaux.

Pour la première fois hors de Maurice, Rio Loco présentera, sur la prairie des filtres en bord de Garonne, un groupe de chanteurs de variété créole, qui menaient jusqu’ici des carrières solo.
Rio Loco 2017 : la programmation
Créé de toutes pièces à la manière de Bueno Vista Social Club, Koool Kreol Konnektion réunira sur scène vendredi, Ti Lafrik, Georgie Joe, Menwar, Catherine Velienne et Marie-Josée Clency, pour honorer la mémoire du séga reconnu comme patrimoine culturel immatériel par l'Unesco.

Mais ce sera aussi, jeudi, la Réunionnaise Christine Salem, une des rares voix féminines du maloya, cette musique née à l'époque de l'esclavage.

Ou encore, le même soir, Eusèbe Jaojoby, pionnier et maître du salegy, la musique la plus populaire de Madagascar. Jaojoby sera suivi le lendemain soir par son dauphin Wawa, l'un des artistes les plus connus de l'océan Indien, qui insuffle une modernité électro au salegy.
Eusebe Jaojoby : "Prezida" (Live)
Parmi les 200 à 300 artistes invités à Rio Loco cette année, le groupe Sofaz, métissage de La Réunion, du Burkina Faso et du Maroc, présentera son électro maloya, la danseuse et interprète réunionnaise Ann O'Aro, Danyèl Waro, porte-drapeau du maloya réunionnais, se succèderont, avant Deba, chœur de femmes intergénérationnel issu de Mayotte, samedi.

"C'est une histoire de diversité d'ethnies, de langues, de cultures et de religions", a dit à l'AFP le directeur du festival, Hervé Bordier. "Tout le propos du festival est d'offrir une sérénité, une générosité" héritées de ces îles où passait la route des épices, a-t-il ajouté. C’est "un festival de partage, qui offre une curiosité sur les cultures du monde", précise-t-il.
Sofaz : "Maloya Zordi" (live)
Outre sa programmation musicale, Rio Loco propose de nombreuses passerelles avec les arts visuels et traditions populaires, à travers expositions, ateliers et animations diverses.

Dimanche, en clôture, le festival offre notamment une course de pneus, tradition ludique née au bord des routes de Mayotte, qui sera proposée aux enfants toulousains.