Décès en Suisse du chanteur italien Lucio Dalla

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/03/2012 à 13H54
Lucio Dalla, sur la scène du festival de San Remo, le 16 février dernier

Lucio Dalla, sur la scène du festival de San Remo, le 16 février dernier

© Luca Bruno/AP/SIPA

Le chanteur et compositeur italien Lucio Dalla est décédé d'un infarctus à l'âge de 68 ans dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'il se trouvait à Montreux en Suisse pour une série de concerts.

Né à Bologne le 4 mars 1943, Lucio Dalla, qui perd son père très jeune et est élevé par sa mère Iole Melotti, était aussi un clarinettiste et un pianiste confirmé. Il commence à jouer de la clarinette dans un groupe de jazz, Reno Jazz Gang, à Bologne. En 1962, il rentre dans le groupe I Flipper avec lequel il fait ses débuts sur scène à Turin. Le directeur de la maison de disques RCA Gino Paoli persuade alors Dalla de commencer une carrière solo.

Il sort son premier 45 tours en 1964, puis il crée le groupe Idoli avec lequel il sortira en 1966 son premier album baptisé 1999. En 1971, il participe au festival de San Remo et présente la chanson 4/3/1943. En 1973, Dalla décide de travailler avec Roberto Roversi, un poète de Bologne, une collaboration qui durera pendant quatre ans. Après de violents désaccords avec Roversi, Dalla travaille seul et sera désormais l’auteur compositeur de ses chansons. 

Caruso, immense succès
En 1979 avec son album « Lucio Dalla » qui se vend à plus d’un million d’exemplaires, il devient un chanteur très populaire et sa tournée Banana Republic avec Francesco De Gregori fait salle comble. Il écrit pour Luciano Pavarotti la chanson Caruso en hommage au grand Enrico Caruso, qui sera un immense succès et se vendra à plus de 9 millions d’exemplaires. Il compose aussi des musiques de films pour Mario Monicelli, Carlo Verdone et Michele Placido.

Le style de Dalla était influencé par de grands paroliers comme Fabrizio De Andre, Francesco De Gregori et Roberto Vecchioni. Avec son écriture anticonformiste à la fois joyeuse et inquiétante, il jouait avec la langue de tous les jours. Ses chansons très intimistes évoquent sa fascination pour la mer (dans Nun parlà) ou son adolescence (dans Stella di mare ou Futura).