Décès d'Amar Ezzahi, figure la plus populaire de la chanson algéroise

Par @Culturebox
Publié le 01/12/2016 à 11H27
Amar Ezzahi

Amar Ezzahi

© Capture d'écran

Amar Ezzahi, la plus grande figure du châabi, la musique populaire algéroise dérivée de l'andalouse, est décédé mercredi à l'âge de 75 ans après avoir mené une vite d'ascète, ont rapporté les médias.

L'annonce de son décès a immédiatement couru sur les réseaux sociaux et faisait l'ouverture des journaux télévisés. Des centaines de fans se sont rassemblés devant son domicile où s'est rendu le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.
Retrouvailles du maître AMAR EZZAHI et de son élève PTIT MOH des GNAWA DIFFUSION, lors d'une soirée à Alger.
Amar Ezzahi (le joyeux), de son vrai nom Amar Ait-Zaï, a passé la majeure partie de sa vie près de la vieille ville d'Alger où il était arrivé très jeune, après sa naissance dans un village de Kabylie en 1941. Son répertoire compte des dizaines de chansons enregistrées à partir de 1963. Des fans les ont regroupées sur internet au moment où sa santé déclinait ces dernières années.

L'artiste a mené une vie d'ascète : il n'était pas marié, n'avait pas d'enfant et a toujours refusé d'encaisser ses droits d'auteurs. Il fuyait les médias et les salles de concerts, ne chantant qu'en cercle intime durant les fêtes. Les cafés et les terrasses des maisons étaient sa scène préférée. "Il était dans un détachement absolu des choses matérielles de la vie", témoigne un des rares journalistes à l'avoir connu, Noureddine Khelassi. "Il était voué au bonheur des siens à travers son art", ajoute le chroniqueur du quotidien La Tribune.

Le chanteur sera enterré jeudi au cimetière El Kettar à Alger près de l'illustre interprète algérois, Hadj M'hamed el Anka, décédé en 1978. Une prière des morts sera célébrée dans une mosquée située près de la Casbah.