Le festival lyrique d'Aix reporte une production faute de budget

Par @Culturebox
Publié le 17/02/2016 à 17H38
Au festival lyrique d'Aix-en-Provence.

Au festival lyrique d'Aix-en-Provence.

© Serge Mercier / MaxPPP

La production "Seven Stones" ne sera pas donnée au Festival lyrique d'Aix-en-Provence cette année. Le festival a décidé de la reporter à 2018 pour des raisons budgétaires, a annoncé mercredi le directeur du festival Bernard Foccroulle. La maintenir aurait pu mettre en péril cette manifestation, selon lui.

Les raisons d'un budget en berne

"Le festival a subi des réductions de financements sur tous les terrains", a expliqué M. Foccroulle. "Nous avons eu une baisse de subvention publique (du département) ainsi que le décès d'un important mécène".

En outre, plusieurs institutions qui s'étaient déclarées intéressées par une coproduction de "Seven Stones" ont renoncé, comme le festival Ruhrtrienale. Le report à 2018 permet de mettre en oeuvre de nouveaux partenariats.

"Le report de cette production permet d'économiser 400.000 euros, sur un budget total de 22 millions d'euros", a précisé M. Foccroulle. "Sinon, nous entrions dans une zone de risque", a observé le directeur du festival, qui constate que "chaque subvention compte". Les coûts de sécurité du festival ont en outre augmenté, à la suite des attentats, comme pour tous les lieux de spectacle.

"Seven Stones", une création mondiale

"Seven Stones", une "petite forme" de 1h20 est composé par le Tchèque Ondrej Adamek sur un livret de l'auteur islandais Sjon, qui a travaillé notamment pour la chanteuse Björk et le cinéaste Lars von Trier. Cette création mondiale, qui part de la "première pierre, celle qui faillit servir à lapider la femme adultère sauvée par le Christ", met en scène 4 solistes et 12 chanteurs du choeur Accentus de Laurence Equilbey.

Le Festival lyrique d'Aix-en-Provence (30 juin-20 juillet) présente 5 nouvelles productions scéniques dont "Cosi fan tutte" de Mozart mis en scène par le cinéaste Christophe Honoré, "Pelléas et Mélisande" de Debussy, "Le triomphe du temps et de la désillusion" de Haendel, et l'opéra en arabe et en français "Kalila wa Dimna".