Les fans de heavy metal sont-ils les plus heureux du monde ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/07/2015 à 12H08, publié le 08/07/2015 à 12H03
Metallica en concert à Milan (2 juin 2015)

Metallica en concert à Milan (2 juin 2015)

Le heavy metal rend-il fou ? Au contraire, les amateurs de ce style de musique sont plus heureux et mieux intégrés socialement, selon une étude sur les fans des années 1980, citée par The Guardian.

"Metal Health te rendra dingue", chantait Quiet Riot en 1983, dans "Metal Health", le premier album de hard rock à atteindre la première place du classement Billboard.
 
Eh bien pas si dingue que ça, selon une étude sur les fans de "metal" des années 1980 qui affirme au contraire qu'"ils ont été clairement plus heureux dans leur jeunesse et qu'ils sont plus adaptés socialement maintenant que d'autres jeunes de l'époque et que les étudiants d'aujourd'hui", rapporte le Guardian, qui cite la revue américaine Pacific Standard.
Quiet Riot, "Metal Health"


Une communauté forte qui jouerait un rôle protecteur

Alors qu'ils ont souvent vécu des expériences à risque notamment en matière de drogue à l'époque, l'identité forte de la communauté metal a aussi servi de facteur protecteur contre des événements négatifs, selon les auteurs de l'étude, qui soulignent l'esprit communautaire des metalleux qui les aurait aidés à devenir des adultes heureux.
 
Les fans de metal sont moins enclins à regretter ce qu'ils ont fait dans leur jeunesse, dit aussi l'étude qui, il est vrai, ne porte que sur une population de 377 adultes. 154 fans, musiciens ou groupies de metal, 80 qui écoutaient d'autres styles de musique à l'époque et 153 étudiants californiens d'aujourd'hui.
 
Autre réserve, l'étude, menée par une une chercheuse de l'université de Humboldt (Californie), explique que les moins heureux ou les plus marginalisés étaient moins susceptibles de participer à l'enquête, réalisée sur un échantillon "en réseau" sélectionné sur internet.