Les Frivolités Parisiennes ressuscitent avec bonheur la musique légère du 19e siècle

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 25/01/2016 à 12H13, publié le 25/01/2016 à 11H54
Les Frivolités Parisiennes en concert

Les Frivolités Parisiennes en concert

© France 3 / Culturebox

C'est un ensemble musical unique en son genre. Les Frivolités Parisiennes nées en Picardie, se sont spécialisées dans le répertoire souvent méconnu de la musique dite légère française. Cette compagnie, cofondée par Mathieu Franot et Benjamin El Arbi redonne ses lettres de noblesse à une musique de la bonne humeur souvent regardée avec condescendance.

Passés de mode l'opéra-comique, l'opéra-bouffe et l'opérette ? Il suffit de voir le public se précipiter pour applaudir "Le Roi Carotte" d'Offenbach ou "la Princesse de Trébizonde" remise dans la lumière à Limoges pour se rendre compte que ce répertoire de musique dite légère a ses amateurs toujours aussi nombreux.

C'est ce qui a poussé Mathieu Franot et Benjamin El Arbi a créer l'Ensemble "Les Frivolités Parisiennes"

La compagnie s’inscrit dans ce mouvement qui souhaite balayer les discours clamant que le divertissement et les plaisirs sont le cadet des soucis d’une société moderne.


Mais les Frivos comme ils se nomment c'est peut-être d'abord une bonne bande de potes attirée par un répertoire joyeux. Benjamin Bel Arbi le cofondateur du groupe n'a pas le look de l'emploi. Blouson de cuir, cheveux longs; le joueur de basson a tout d'un rocker. 

Formé au conservatoire de Laon, il décide de créer en 2012 un ensemble spécialisé dans "la musique légère" de la période 1830 / 1910-1920. Un ensemble à taille variable qui se produit  parfois à quatroze musiciens et une chanteuse sur un répertoire qui demande énormément de temps de recherches et de travail.

La Compagnie Les Frivolités Parisiennes, parce qu'elle exhume souvent des pièces de répertoire inconnues, constitue un ensemble unique en France 

Reportage : Thierry Bonté, Marie Benoist, Jean-Paul Delance, Henri Desaunay, Serge Guillemin, Céline Seignez, Nicolas Duchet.


En juin 2015, l'ensemble a été"hébergé" à la Fondation Polignac pour répéter "Guitarrero" de Jacques Fromental-Halévy.

Une pièce d'un répertoire considéré souvent comme vieillot voire réactionnaire. Pierre Girod, directeur de chant :

C'est le problème d'une tradition qui s'est perdue. Dans les années 50, 60,70 elle s'est figée car il n'y avait plus de jeunes gens pour s'en emparer et la faire évoluer. Là on a des ténors lyriques qui peuvent chanter "Roméo" de Gounod. Donc il faut adapter la partition à leurs compétences qui sont nouvelles et plus grandes que les chanteurs de l'époque 


Mais les Frivolités Parisiennes offrent aussi un spectacle complet avec de la danse. Une académie a été créée à cet effet. Une dizaine de chanteurs et musiciens sont sélectionnés chaque année pour se perfectionner et monter un opéra-comique. Une belle façon de perpétuer un esprit unique dans ce domaine.  

Les prochains concerts des Frivolités Parisiennes

28 février 2016 à 15h Théâtre de Saint-Dizier - Don César de Bazan
13 mars 2016 à 16h Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris) - Don César de Bazan
6 & 13 avril 2016 à 20h30 Théâtre de Trévise (Paris) - Le Farfadet
22 avril 2016 à 20h Théâtre de Dreux - Don César de Bazan
29 avril 2016 à 20h30 Opéra de Reims - Don César de Bazan
25 septembre 2016 à 15h Théâtre de La Rotonde (Thaon-les-Vosges) - Don César de Bazan