Le label Naïve, en difficulté, attend son repreneur

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/06/2016 à 18H54, publié le 10/06/2016 à 18H45
Patrick Zelnik, le patron de Naïve

Patrick Zelnik, le patron de Naïve

© Chesnot / SIPA

Le label indépendant Naïve s'est placé "sous la protection du tribunal de commerce" avant l'arrivée très prochaine d'un "repreneur", a annoncé vendredi son PDG et fondateur, Patrick Zelnik.

L'arrivée d'un nouveau partenaire financier, dont le nom doit être annoncé très prochainement, doit permettre à la société, en difficulté financière depuis quelques années, de "retrouver de l'oxygène" en lui permettant d'investir et d'engager de nouveaux artistes, a indiqué le patron de Naïve.
 
Naïve, fondé en 1998, est un des fleurons indépendants de l'industrie musicale française, qui a notamment compté dans ses rangs des artistes comme Benjamin Biolay ou Carla Bruni, partis ensuite dans les très grandes maisons de disques.
 
La société emploie 52 salariés et réalise un chiffre d'affaires annuel de 15 millions d'euros (environ 3,5% du CA global du disque en France), selon son fondateur, qui détient 77% du capital. Son catalogue compte aujourd'hui des artistes comme Arno, Jeanne Added ou M83, ainsi que 25% de musique classique.

Patrick Zelnik assure que Naïve va rester indépendant

"Depuis quelques années, on gérait la pénurie. On est victimes, comme d'autres, du déclin rapide du physique (CD) que l'augmentation du téléchargement légal et du streaming ne permettent pas compenser. Le streaming  est un mauvais modèle économique pour les artistes comme pour les producteurs",  ajoute Patrick Zelnik, qui assure que la maison de disques va rester indépendante.
 
"Je ne suis pas pessimiste, malgré un environnement que je qualifierais d'hostile. Naïve non seulement va survivre mais va se développer", assure-t-il.
 
Si le streaming génère de plus en plus de revenus pour l'industrie musicale via les abonnements payants aux sites d'écoute en ligne, l'industrie musicale n'est pas encore sortie de la crise née de l'explosion numérique au début des  années 2000. En France, le label indépendant Atmosphériques a ainsi disparu l'an dernier.