La réglementation sur le niveau sonore en discothèque et festival se durcit

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/08/2017 à 12H22, publié le 09/08/2017 à 12H21
Un décret publié au Journal Officiel le 9 août 2017 abaisse de 3 décibels le seuil du niveau sonore moyen autorisé en festival et discothèque.

Un décret publié au Journal Officiel le 9 août 2017 abaisse de 3 décibels le seuil du niveau sonore moyen autorisé en festival et discothèque.

© Festival Esperanzah

Discothèques et festivals vont devoir se soumettre à une réglementation plus stricte concernant le niveau sonore de la musique qu'ils diffusent, selon une série de mesures publiées mercredi au Journal officiel, qui visent à "protéger l'audition du public".

Le niveau sonore moyen, mesuré sur 15 minutes, ne pourra plus dépasser 102 décibels, détaille le décret publié mercredi 9 août au Journal officiel, alors que le niveau maximal était fixé à 105 décibels depuis 1998. Lorsque le public visé est constitué d'enfants jusqu'à six ans, la limite est établie à 94 décibels.

Renforcement de la prévention

Pour assurer un meilleur respect de ces niveaux, les endroits concernés devront afficher en continu le niveau sonore, l'enregistrer et tenir ces enregistrements à disposition en cas de contrôle. Ces obligations d'affichage et d'enregistrement s'appliquent à toutes les discothèques et tous les festivals, ainsi qu'aux autres lieux diffusant de la musique amplifiée "à titre habituel" et dont la capacité d'accueil est supérieure à 300 personnes.

Le décret comporte aussi plusieurs mesures de prévention: les lieux concernés devront "informer le public sur les risques auditifs", "mettre à disposition du public à titre gratuit des protections auditives" du type bouchons d'oreilles et "créer des zones de repos auditif ou, à défaut, ménager des périodes de repos auditif" durant lesquelles le niveau sonore ne dépassera pas 80 décibels.

Selon le Centre d'information et de documentation sur le bruit, "notre oreille commence à souffrir sans que nous le sachions à partir d'une exposition à 85 décibels pendant 8 heures". Les sanctions encourues en cas d'infraction restent une contravention de 1 500 euros (3 000 en cas de récidive) et la confiscation du matériel de sonorisation.

En France, 12 à 13% de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d'audition, selon l'association JNA, qui organise tous les ans une campagne de prévention sur les risques liés au bruit, à l'occasion de la Journée nationale de l'audition.