Johnny Hallyday : des excuses après ses propos homophobes

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 14/12/2011 à 13H31
Johnny Hallyday

Johnny Hallyday

© Dr

C'était de l'humour et c'est raté !", explique le chanteur. Dans le Grand Journal diffusé lundi soir sur Canal, dans la rubrique La boite à questions une téléspectatrice demande au chanteur "Qui est le plus vrai mec ? Johnny Hallyday ou Alain Delon ?", la réponse fuse : "Alain Delon, c'est un vrai mec de toute façon. Je pense pas être un pédé moi non plus hein, bon".

Des propos qui ont suscité l’indignation des associations gays dont Yagg.com et d'un élu, Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS de Bordeaux.

Johnny  Hallyday est "désolé" car il "n'a voulu choquer personne" en tenant sur Canal+ des propos jugés homophobes, qui n'étaient en fait que de "l'humour raté", a-t-il reconnu dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.
"Je n'ai voulu choquer personne et je suis désolé pour ceux qui auraient pris cela comme une provocation. C'est parti sans mauvaise intention de ma part, comme un mauvais jeu de mot..."

Privé de stade à Bordeaux pour sa tournée ?

M. Rouveyre a demandé au maire de Bordeaux, Alain Juppé, de rompre la convention de mise à disposition du stade Chaban Delmas où doit se produire le chanteur en 2012."Ces propos publics, en plus de comporter une insulte à proprement parler, considèrent que les homosexuels seraient des sous-hommes. Ces allégations nauséabondes participent à entretenir ce substrat si favorable aux violences homophobes", déclare l'élu municipal, également conseiller général de Gironde et ex-président de l'association Lesbian and Gay Pride (LGP) de Bordeaux. "Les propos homophobes tenus par M. Hallyday doivent vous inciter à revenir sur votre position", dit M. Rouveyre pour qui "la popularité" du chanteur "offre une chambre de résonance exceptionnelle à son discours".

"Nous ne réclamons pas la censure" de Johnny  Hallyday mais "disons simplement que l'argent et les biens publics ne doivent pas lui faciliter la tâche", poursuit M. Rouveyre. Il espère que M. Juppé entendra sa requête et proposera "la rupture de la convention de mise à disposition du stade". 

M. Rouveyre avait également critiqué le fait que la ville ait selon lui "consenti" une "remise" de 200.000 euros à l'organisateur du concert. La ville a contesté cette dernière allégation mercredi, dans un communiqué, expliquant qu'aux termes de la convention de mise à disposition du stade, l'organisateur, la société Gilbert Coullier Productions, "versera une redevance financière fixée à 30.000 euros et mettra gratuitement à la disposition de la Ville 445 places". De surcroît, l'organisateur "prendra à sa charge la totalité des dépenses afférentes à ce concert" (remise en état de la pelouse, nettoyage du stade, déprédations...), souligne la mairie. Les aménagements seront également
exécutés aux frais de l'organisateur. La mairie n'a pas souhaité commenter les propos reprochés au chanteur.