Victoires du Jazz 2014 : le replay sur Culturebox

Par @annieyanbekian Journaliste, responsable de la rubrique Jazz-Musiques du Monde de Culturebox
Mis à jour le 14/06/2014 à 11H46, publié le 13/06/2014 à 17H22
Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart entouré de Stéphane Kerecki (contrebasse), Moonlight Benjamin (chant) et Sonny Troupé (batterie), aux Victoires du Jazz au Parc floral de Vincennes (12 juin 2014)

Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart entouré de Stéphane Kerecki (contrebasse), Moonlight Benjamin (chant) et Sonny Troupé (batterie), aux Victoires du Jazz au Parc floral de Vincennes (12 juin 2014)

© Annie Yanbékian

C'est vendredi soir que les trois lauréats -artiste de l'année, révélation, album de l'année- des Victoires du Jazz 2014 ont été sacrés. Organisée au Parc floral de Vincennes, la cérémonie, divisée en deux parties, a donné lieu à un très beau show jeudi, qui s'est poursuivi vendredi soir. Le replay est disponible six mois sur Culturebox.

Les Victoires du Jazz étaient retransmises vendredi à partir de 21H sur notre site, sur ce lien ou en cliquant sur "le Live", ci-contre, où l'on peut désormais (re)voir l'émission. Moments musicaux et remises de trophées ont alterné avec un best of des -superbes- performances live de jeudi soir.

En lice, Jacques Schwarz-Bart, Émile Parisien, Magic Malik (catégorie "artiste de l'année"), Vincent Peirani, Cécile McLorin Salvant, Daniel Zimmermann ("révélation"), Ping Machine, Thomas de Pourquery, Thomas Savy ("album"). Les Victoires ont livré leur verdict. Nous avions présenté chacun des nommés ici. La cérémonie était animée par Sébastien Folin et Elsa Boublil.

Le grand show de jeudi
Jeudi soir, plusieurs nommés ont régalé les amateurs de jazz qui avaient fait le déplacement au Parc floral. La soirée a démarré par une touche cosmique avec l'intrusion de quinze astronautes, les musiciens de Ping Machine, exceptionnellement vêtus de tenues argentées pour défendre leur fabuleux album "Encore", en lice aux Victoires. Le leader du groupe Frédéric Maurin s'est ensuite exprimé en faveur des intermittents, soulignant que l'accord contesté ne concernait pas que les métiers du spectacle, mais aussi l'ensemble des contrats précaires. "Mobilisez-vous pour que ce protocole soit rediscuté", a-t-il lancé en direction du public.
Jean-Michel Couchet, Julien Soro, Guillaume Christophel, Paul Lay (piano), le leader Fred Maurin (à droite derrière le piano) et la chevelure de Raphaël Schwab (contrebasse) : une partie du groupe Ping Machine sur la scène du Parc floral (12 juin 2014)

Jean-Michel Couchet, Julien Soro, Guillaume Christophel, Paul Lay (piano), le leader Fred Maurin (à droite derrière le piano) et la chevelure de Raphaël Schwab (contrebasse) : une partie du groupe Ping Machine sur la scène du Parc floral (12 juin 2014)

© Annie Yanbékian
Ensuite, le tromboniste Daniel Zimmermann (nommé en catégorie "révélation") a interprété avec flegme deux morceaux de "Bone Machine".
Daniel Zimmermann au trombone, avec le renfort de quelques trombonistes parmi lesquels Didier Havet (12 juin 2014)

Daniel Zimmermann au trombone, avec le renfort de quelques trombonistes parmi lesquels Didier Havet (12 juin 2014)

© Annie Yanbékian
Le joueur de clarinette basse Thomas Savy (nommé en catégorie "album de l'année" avec "Bleu") lui a succédé avec sa formation Archipel 2. Après avoir interprété deux titres de ce beau disque introspectif, il s'est dit ravi de l'accueil que le public avait réservé à cette "musique jouée par cinq intermittents du spectacle en pleine forme", avant d'ajouter : "Pourvu que ça dure."
Stéphane Kerecki (contrebasse), Karl Jannuska (batterie), Thomas Savy (clarinette basse) et Michael Felberbaum (guitare), quatre membres d'Archipel 2

Stéphane Kerecki (contrebasse), Karl Jannuska (batterie), Thomas Savy (clarinette basse) et Michael Felberbaum (guitare), quatre membres d'Archipel 2

© Annie Yanbékian
Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart (nommé en catégorie "artiste de l'année") a ensuite baigné l'espace Delta du Parc floral d'un flamboyant groove vaudou, avec le renfort notamment de la chanteuse Moonlight Benjamin et du bugliste Alex Tassel. Après le concert, le musicien, qui nous avait relaté le vol de son instrument au début de l'année, a confié qu'après six mois de "rodage", il avait cessé de se sentir "en lutte" avec son nouveau saxophone "depuis deux semaines" seulement...

Enfin, sur une scène baignée de lumière rouge et de brume, l'accordéoniste Vincent Peirani (nommé en catégorie "révélation") a présenté l'album "Thrill Box" sorti au printemps 2013. Son compère Émile Parisien (nommé parmi les "artistes de l'année") est venu lui prêter main forte au saxophone soprano.
Vincent Peirani et Émile Parisien au Parc floral (12 juin 2014)

Vincent Peirani et Émile Parisien au Parc floral (12 juin 2014)

© Annie Yanbékian
Comme il y a deux ans avec Maceo Parker, la soirée au Parc floral s'est achevée sur une touche soul très pêchue avec la chanteuse américaine Toni Green, sous les yeux d'une spectatrice passionnée de jazz, arrivée discrètement vers 23h, la garde des Sceaux Christiane Taubira.
La chanteuse Toni Green

La chanteuse Toni Green

© Annie Yanbékian
Ce vendredi soir, on attendait -entre autres- au Parc floral la chanteuse prodige Cécile McLorin Salvant, en lice comme "Révélation de l'année", ainsi que l'ébouriffant Thomas de Pourquery (nommé pour l'"album de l'année") et un retour sur scène de Jacques Schwarz-Bart avec un facétieux complice d'un soir : le percussionniste argentin Minino Garay...

> Outre leur disponibilité (pour six mois) sur Culturebox, les Victoires du Jazz seront diffusées sur France 3 le 28 juin à 0h20, pour les couche-tard. Elles feront aussi l'objet d'une spéciale sur Fip (dimanche 15 juin à 20h30) et sur France Inter, dans l'émission Summertime d'Elsa Boublil (dimanche 30 juin, 22h).