Tom Ibarra, le succès fulgurant du jazzman de 17 ans

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/07/2017 à 09H25, publié le 25/07/2017 à 18H28
Tom Ibarra a déjà joué aux côtés des plus grands.

Tom Ibarra a déjà joué aux côtés des plus grands.

© France 3 / Culturebox

A 17 ans, Tom Ibarra sort son deuxième album ce mois d'août 2017. Il alterne actuellement entre ses cours dans l'une des écoles de musique les plus cotées de France, et ses tournées. Un rythme de vie presque normal pour l'un des nouveau phénomène du jazz hexagonal. Coup de projecteur.

Il n'en finit plus d'impressionner. À tout juste 17 ans,Tom Ibarra est déjà considéré comme la relève du jazz en France. Un talent brut qui a séduit les plus grandes stars internationales et qui l'a propulsé sur scène de l'autre coté de l'Atlantique.
 

Reportage France 3 Bretagne I. Rettig / T. Bouilly / B. Thibaut

2016, l'année de la consécration 

L'année 2016 de Tom Ibarra a été pleine de succès. Porté par la sortie de son premier disque "15" en décembre 2015,  il a enchainé les concerts avec son quartet. Vingt six exactement, dont trois à Los Angeles à jouer au Winter NAMM Show , l'un des plus grands rendez-vous dédié à la musique. Le jeune prodige toujours aussi fan de jazz-fusion, mêle des influences rock, groove et jazz. C'est donc tout logiquement qu'il a eu la chance d'accompagner le bassiste Marcus Miller, considéré par certains comme l'un des meilleurs musiciens groove du siècle. 

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, lors du NAMM en janvier dernier, il a accompagné un autre grand jazzman : Richard Bona. Le guitariste à la renommée internationale, lauréat en 2014 du Grand Prix de la SACEM. Drôle de coïncidence, Tom Ibarra a remporté le prix jeune de la SACEM la même année.

Toujours avide de nouvelles influences, il crée deux ans plus tard, Jazzindia près de Bordeaux. Cet évènement l'a amené à jouer aux côtés d'Ayan Khan, un musicien indien de sarangi, une sorte de violoncelle traditionnel. Les deux ont alors improvisé un nouveau répertoire mêlant jazz et ragas indiens. 

Chance, talent, et travail

La recette tient pour lui en trois mots : chance, travail et talent. Le hasard a fait qu'il a toujours été bien entouré. Son grand-père "Menou", gratte quelques notes en famille. Tom trépigne d'impatience à l'idée de posséder sa première guitare. Son souhait se réalise à 6 ans. Il lui faut deux années supplémentaires pour faire ses premières scènes en public. Le reste vient naturellement avec le talent qu'il possède. A 11 ans, il compose ses propres morceaux tout en suivant quelques cours de "gratte". A ces trois valeurs, il faudrait rajouter une grosse confiance en soi. Au risque d'aller plus vite que la musique, il prend le risque à 15 ans de ne pas attendre qu'une maison de disque se manifeste et demande 2 000€ sur un site de financement participatif. Le délai écoulé, la somme récoltée avait atteint 4 500€. 
Tom Ibarra et son groupe travaillent sur un second album.

Tom Ibarra et son groupe travaillent sur un second album.

© France 3 / Culturebox
Star précoce, Tom n'en garde pas moins les pieds sur terre. Après avoir obtenu son baccalauréat littéraire, il peaufine ses gammes au Centre des Musiques Didier Lockwood. En parallèle, il continuera de monter sur scène. En ce moment, vous pouvez le retrouver au festival Jazz en Ville à Vannes jusqu'au 26 juillet. Le 27, il sera à Concert à Lacanau Océan. En août, il enregistrera son deuxième CD. Toujours en auto-production et sponsorisé par la marque Ibanez, l'un des leaders mondiaux des guitares.