Stéphane Kochoyan sur le génocide arménien : "le négationnisme, c'est has been"

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/04/2015 à 14H38, publié le 24/04/2015 à 16H29
Stéphane Kochoyan © Service communication Vienne Agglomération

Les Arméniens commémorent ce vendredi le génocide perpétré contre eux il y a cent ans par les Turcs ottomans. Une cérémonie a rassemblé à Erevan Vladimir Poutine et François Hollande. Le président français a appelé la Turquie à reconnaître le génocide. Cet appel, des artistes le relaient depuis longtemps. C'est le cas de Stéphane Kochoyan, directeur de Jazz à Vienne.

Stéphane Kochoyan, pianiste de jazz, est directeur du festival Jazz à Vienne depuis 2012. Franco-Arménien, l'histoire du génocide perpétré contre son peuple le hante, comme tous ceux concernés de près ou de loin.

Lors de son parcours artistique, il s'est rendu en Turquie, en Arménie, il a rencontré des artistes de tous horizons et a échangé sur ce douloureux sujet, et sur la question de sa reconnaissance. Il partage interrogations et espoirs, par exemple, avec le jeune pianiste prodige arménien Tigran, invité par Jazz à Vienne cette année. 

A l'occasion d'un passage sur le plateau de France 3 Toutes Régions pour présenter le programme 2015 de Jazz à Vienne, il a évoqué avec nous le centenaire du génocide, et ses souhaits d'apaisement et de reconnaissance.

Stéphane Kochoyan sur le plateau de France 3 Toutes Régions :
Stéphane Kochoyan sur le génocide arménien : "le négationnisme, c'est has been" Stéphane Kochoyan sur le génocide arménien : "le négationnisme, c'est has been"

 

Ce vendredi, des cérémonies commémoratives ont été organisées par de nombreuses diasporas arméniennes à travers le monde. 

Les Arméniens estiment qu'un million et demi des leurs ont été tués systématiquement entre 1915 et 1917, pendant les dernières années de l'Empire ottoman, et une vingtaine de pays, parmi lesquels la France et la Russie, ont reconnu qu'il s'agissait là d'un génocide.
La Turquie récuse ce terme et évoque pour sa part une guerre civile en Anatolie, doublée d'une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

En marge des cérémonies de commémoration, des expositions ont également été organisées. A Bordeaux, une photographe a entrepris un voyage en Arménie, en quête de ses racines, et avec la tentation de se défaire d'un passé trop lourd. Ses photos sont exposées au musée d'Aquitaine.

Le reportage de Marie Neuville, Michel Vouzelaud, Boris Chague et Jean-Marc Ceccaldi :

L'exposition est à découvrir au musée d'Aquitaine à Bordeaux jusqu'au 7 juin 2015.

A Marseille, le travail de mémoire perdure. Après le génocide, des dizaines de milliers de rescapés sont arrivés par bateau dans la cité phocéenne. Depuis 1998, l'ARAM (L'Association pour la Recherche et l'Archivage de la Mémoire arménienne) rassemble tous les documents liés à l'histoire de ce peuple.

Le reportage de J-L Boudart, Xavier Schuffenecker, Alexandra Vergnault :

ARAM, 8 place Pelabon, 13013 Marseille