Le souffle nouveau du label "Blue Note" sur scène à Paris

Par @Culturebox
Publié le 17/11/2014 à 15H55
Gregory Porter sera à l'Olympia le 18 novembre.

Gregory Porter sera à l'Olympia le 18 novembre.

© SADAKA EDMOND/SIPA

L'un des plus prestigieux labels de jazz, Blue Note, qui vit une période de regain artistique depuis dix ans, souffle cette année ses 75 bougies. Du 18 au 23 novembre, quelques-uns des musiciens apportant un sang neuf au label se produisent sur la scène parisienne.

Les pianistes Robert Glasper, Jason Moran, le chanteur Gregory Porter, le trompettiste Ambrose Akinmusire, le guitariste Lionel Loueke... tous ces musiciens représentent les forces vives de Blue Note, "reboosté" en 2003 avec le succès phénoménal du premier disque de la chanteuse Norah Jones.
Ils seront sur deux scènes parisiennes (Olympia et Gaîté lyrique) du 18 au 23 novembre.

Approche historique et moderne

"Avec l'arrivée à sa tête de Don Was en 2012, Blue Note a connu un second souffle", a déclaré Nicolas Pflug, responsable de Blue Note France depuis 1997. Ce producteur américain a travaillé avec Bob Dylan, les Rolling Stones ou encore Johnny Halliday sur son dernier album "Rester vivant", sorti ce 17 novembre. "Il a une vision à la fois historique, par exemple en signant Wayne Shorter, et plus moderne en produisant des albums comme ceux de José James ou Robert Glasper, qui représentent un jazz imprégné du monde d'aujourd'hui, s'inspirant des musiques urbaines et électroniques", ajoute Nicolas Pflug.

Age d'or

Blue Note est devenu célèbre dans les années 50/60, son âge d'or, grâce à une petite équipe composée d'Alfred Lion, cofondateur et sorte de directeur artistique, Francis Wolff, cofondateur et photographe, Rudy Van Gelder, ingénieur du son, et Red Miles, graphiste dont le design des pochettes est devenu culte. A eux quatre, ils ont façonné un son et une esthétique que l'on retrouve dans le livre "Blue Note, le meilleur du jazz d'aujourd'hui" (Textuel), paru récemment et qui propose un panorama des pochettes emblématiques du label.

"A l'époque Blue Note produisait plus Donald Byrd, Jimmy Smith ou Lou Donaldson, mais aussi Eric Dolphy, Joe Henderson ou Ornette Coleman. Il était ancré dans le hard-bop, mais a aussi été assez précurseur dans le free", rappelle Nicolas Pflug. Un esprit que le label essaye de perpétuer. "Ce qu'on essaye de faire, et c'est peut-être ça l'esprit Blue Note, c'est de présenter ce jazz à la fois de  qualité et avant-gardiste", estime-t-il.

Concerts parisiens

A Paris, Blue Note proposera aussi bien le jazz proche de la tradition du gospel et du blues de Gregory Porter, que le jazz-fusion de Marcus Miller, ou le duo Aufgang au cours d'une soirée consacrée aux musiques électro.