Le jazz "Grand Format" s'invite à la Philharmonie ce week-end

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/02/2015 à 18H17, publié le 19/02/2015 à 16H18
Ping Machine en concert à Fresnes à la Grange Dimière, le 24 mai 2014

Ping Machine en concert à Fresnes à la Grange Dimière, le 24 mai 2014

© Catherine Ledrux

Ping Machine, l'orchestre Danzas et les Musiques à Ouïr, trois formations offrant un jazz éclectique, sophistiqué et ouvert sur l'improvisation, sont à l'affiche samedi et dimanche à la Philharmonie de Paris. Ces groupes appartiennent à l'association Grands Formats créée en 2003.

L'association Grands Formats regroupe quarante orchestres de jazz et de musiques à improviser, comptant chacun entre huit et trente-cinq membres. Elle oeuvre à la défense et la perpétuation de ces grands ensembles qui ont jalonné l'histoire du jazz, avec comme philosophie d'en présenter toutes les esthétiques.

Les trois formations à l'affiche de la Philharmonie témoignent de cette diversité. Ainsi, Ping Machine, dirigé depuis dix ans par le guitariste Frédéric Maurin, par ailleurs président de Grands Formats, revendique une musique puissante et fiévreuse, produisant un gros son grâce aux nombreux cuivres du groupe (10 sur 15), entre rock, free jazz et musique spectrale.
Ping Machine, ou l'art du teaser... (signé Frédéric Maurin)
Dirigé par le pianiste Jean-Marie Machado, l'Orchestre Danzas, fort de huit éléments, évolue dans des eaux plus calmes. Son leader abolit les frontières entre un jazz à l'accent méditerranéen, les musiques traditionnelles, la chanson, la fanfare...

Danzas invite pour l'occasion le virtuose "vocalchimiste" André Minvielle, tchatcheur et poète béarnais, pour un hommage à Boby Lapointe, mythique hurluberlu de la chanson française et roi du calembour.
Jean-Marie Machado, Danzas et André Minvielle font "La Fête à Boby"
Une lecture libre de "L'enfant et les sortilèges"
Dimanche après-midi, les Musiques à Ouïr, formation animée par Denis Charolles, batteur-tromboniste qui peut aussi s'emparer de toutes sortes d'objets pour en tirer des sons, comme un arrosoir, défend un jazz assez loufoque et poétique.

Ce groupe de joyeux drilles donnera une lecture très libre de "L'Enfant et les Sortilèges", fantaisie lyrique de Maurice Ravel, où les voix de soprano de Camille Slosse et de mezzo-soprano de Charlotte Schuman navigueront dans un joyeux capharnaüm, entre des ondes martenot, l'antiquité de l'électronique,une marelle numérique à l'usage des enfants conviés à ce spectacle, ou une harpe.

Attention, certaines dates de ce week-end spécial affichent déjà complet...

Week-end Grands Formats à la Philharmonie
Ping Machine & Danzas, samedi 21 février, 20h30
Musiques à Ouïr, "L'Enfant et les sortilèges", dimanche 22 février, 15h00
221, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e