Lazer Lloyd, le blues américain made in Israël

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 14/06/2016 à 16H55, publié le 14/06/2016 à 16H38
Lazer Lloyd sur scène

Lazer Lloyd sur scène

© Lazer Lloyd

Lazer Lloyd. Ce nom vous est peut-être inconnu et pourtant c'est celui d'un bluesman prodigieux. Né aux Etats-Unis, il vit depuis 20 ans en Israël d'où il nous envoie deux superbes albums "Lazer Lloyd" et "Life Goes On", qui donnent un bel aperçu de son talent singulier. Il sera au Réservoir à Paris le 26 juin, dans le cadre du Festival des Cultures Juives.

Un chapeau mou noir, une longue barbe poivre et sel, des lunettes cerclées d'acier. telle est la première image que j'ai de Lazer Lloyd... comme tout le monde !

Avant d'avoir l'album en main, je reçois un lien vers une vidéo. Je m'attends à un clip en bonne et due forme. Au moins à une captation d'un concert. Et bien non. Je découvre notre homme, assis dans ce qui peut-être son salon.

Il vient de déclencher la caméra, un peu comme le font des milliers d'ados à travers le monde pour se filmer et... se faire connaître. J'appuie sur "play" et là... 10'12 de bonheur m'attendent avec ce long "New Years Blues", qui s'inscrit dans la veine du mythique "Parisienne Walkways" de Gary Moore. 

Décidément notre homme mérite d'être connu

Lazer Lloyd est né à New York mais a grandi dans le Connecticut. Son enfance a été bercée de jazz et de blues, de Stevie Ray Vaughan et de Santana. Lead guitar d'un groupe de la côte Est à 15 ans, il a progressé sous la houlette de deux parrains Milt Hinton le bassiste de Duke Ellington et Randy Brecker de Blood Sweat and Tears.

Puis il a rencontré le rabbin Chlomo Carlebach, chanteur américain de musique hassidique. C'est le tournant de sa vie. Il décide d'aller s'installer en Israël où il va devenir "Baal teshuvah" (littéralement master of return, celui qui est revenu vers Dieu).

Israël King of Blues

En Israël il va connaître le succès pendant 10 ans avec son groupe "Reva L'Sheva", puis avec "Yood" un groupe de blues rock.
Dans le même temps il poursuit une carrière solo. 

En 2010 son "Blues in Tel Aviv"  puis "My Own Blues" en 2012 vont faire de Lazer Lloyd la figure emblématique du blues made in Israël.

Résultat : il signe sous le label de Chicago Lots of Love, entre dans les charts Blues américains, notamment avec "Burning Thunder" (n°1), le titre qui ouvre l'opus "Lazer Lloyd" sorti l'an dernier...

 et "Broken Dreames (n°7 dans le Blues Charts).


Tout l'album est dans la même veine. Un son extraordinaire et en prime une reprise du mythique " (Sittin on) Dock of The bay" d'Ottis Redding.


Lazer Lloyd se fait aussi plaisir en revenant au blues acoustique, dans un album qui vient de sortir "Life Goes On". Un opus qu'il a entièrement composé, à l'exception d'un certain "Purple Haze". Un hommage à Jimi Hendrix que les puristes apprécieront. 
 


Lazer Lloyd a entamé une tournée mondiale. Il n'y aura malheureusement qu'une étape française au Réservoir à paris, dans le cadre du Festival des Cultures Juives, le 26 juin prochain. Un concert assurément à ne pas manquer.

 

La pochette de l'album Lazer Lloyd © DR