La mort du trompettiste de jazz Marcus Belgrave

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/05/2015 à 13H44, publié le 25/05/2015 à 13H32
Marcus Belgrave sur la scène du Detroit Jazz Festival, le 2 septembre 2012

Marcus Belgrave sur la scène du Detroit Jazz Festival, le 2 septembre 2012

© Ricardo Thomas / AP / Sipa

Il était une éminence de la scène jazz de Detroit. Le trompettiste américain Marcus Belgrave, qui a joué avec certains des plus grands noms du jazz, dont Ray Charles et Dizzy Gillespie, s'est éteint dimanche à l'âge de 78 ans.

Né le 12 juin 1936, le musicien, originaire de Detroit, est mort à Ann Arbor, dans l'État du Michigan, victime d'une défaillance cardiaque, a indiqué le journal Detroit Free Press. Selon son épouse Joan Belgrave, chanteuse, il s'est éteint dans son sommeil. Elle a ajouté qu'ils avaient passé leur samedi à préparer son retour sur scène, programmé pour juillet.

Marcus Belgrave, qui a eu une grande influence sur la scène de jazz de Detroit, a continué à jouer presque jusqu'à sa mort. Il animait même, depuis son lit d'hôpital, de courtes jam sessions avec d'autres musiciens, a rapporté le journal.

Depuis des années, le musicien souffrait de problèmes pulmonaires et cardiaques, nécessitant de vivre sous assistance respiratoire. Ce qui ne l'avait pas empêché de continuer de jouer. Sa dernière apparition publique remontait au 17 avril. Elle allait être suivie d'allers-retours avec l'hôpital dès le 19 avril.

Le Marcus Belgrave Quintet joue "Body and soul" en concert (vidéo non datée)

"Un mentor pour des générations entières"

"Il est devenu un mentor pour des générations entières de musiciens, et, sans lui, la musique n'aurait pas été révélée à beaucoup d'entre nous", a déclaré le bassiste Rodney Whitaker au Detroit Free Press.

Marcus Belgrave, dont la carrière de trompettiste professionnel avait débuté dès l'âge de 12 ans, a été remarqué par Clifford Brown avant de jouer avec Ray Charles à la fin des années 50 et au début des années 60. Il a aussi joué avec d'autres grands noms du jazz américain comme le percussionniste Max Roach et le contrebassiste Charles Mingus.

"Si j'avais Marcus Belgrave, mon groupe serait le meilleur", déclarait Charles Mingus au magazine Down Beat en 1975, qui regrettait de ne pas avoir réussi à convaincre Belgrave de quitter Detroit pour New York.