Jazz à Vienne : Thomas Schoeffler Jr donne un coup de jeune au country blues

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/06/2015 à 12H07, publié le 05/07/2014 à 16H26
Thomas Schoeffler sur la scène du Théâtre Antique © Marie Herenstein

"Set découverte" au festival Jazz à Vienne, Thomas Schoeffler Jr a ouvert la soirée blues ce vendredi 4 juillet, avant le Tedeschi Trucks Band et Buddy Guy. Seul sur la scène du Théâtre Antique, avec sa guitare, son harmonica et ses pieds pour le tempo, il a séduit le public avec un country blues décoiffant avant de poursuivre au Club de Minuit. Une découverte à savourer sans modération.


Avec sa barbe, sa chemise à carreau, son jean élimé et ses godillots, Thomas Schoeffler Jr (pour junior) apporte avec lui un petit air d'Amérique. Celle qui donna naissance aussi bien à Hank Williams, icône de la country dont l'Alsacien est un grand admirateur, qu'à la génération grunge qui l'a fait éclore musicalement. Mais c'est véritablement l'émission télévisée "La dernière séance" d'Eddy Mitchell qui lui fera découvrir sa voie.


Vendredi soir, il a débarqué pour la première fois sur la scène de Jazz à Vienne avec son "one man band", comme il le fait depuis maintenant 3 ans dans les petites salles, les bars et de plus en plus les festivals. "Je ne réalise pas complètement, je vous avoue" nous disait-il avant son entrée dans le Théâtre Antique. "Il y a encore deux ans, j'étais dans les bars à Strasbourg, à faire de petits concerts !" Et le voilà aujourd'hui de passage avant Buddy Guy ! "C'est un grand honneur. Buddy Guy fait partie des gens que j'ai écoutés."

One man band

Seul donc, avec sa guitare, son harmonica et son tambourin sous le pied gauche, le voilà qui commence son "set découverte". Une voix puissante avec un vibrato particulier qui évoque à certains des chanteurs de légende, punks cette fois (Jello Biafra des Dead Kennedys ou Johnny Rotten des Sex Pistols), qu'il ne renie pas.
 


Le bonhomme est impressionnant de maîtrise et même si ses textes, chantés en anglais, parlent rarement de choses gaies, les amours perdues, le fait d'être seul contre vents et marées ou la difficulté à se lever le matin, le public, lui, n'a eu aucun mal à se réveiller pour l'acclamer. Impossible de résister à l'envie de bouger face à un musicien qu'on croirait parfois monté sur ressort et qui "espère que c'est une musique un peu festive, pour oublier tout ce qui est galère aujourd'hui".
 

Une voix puissante © Marie Herenstein

Le concert alterne entre reprises (Hank Williams), morceaux de son premier album, "Daddy’s Not Going Home", et quelques-uns du prochain opus prévu pour janvier 2015. Morceaux qu'il reprendra un peu plus tard, dans l'ambiance plus initmiste et un peu -trop- tranquille du Club de minuit. Un artiste à suivre !

L'été est une excellente saison pour les découvertes. Alors notez que Thomas Schoeffler parcourt la France de long en large pendant ces deux prochains mois: Ille-et-Vilaine, Haute-Savoie, Alpes-de-Haute-Provence, Haute-Vienne, Côtes-d'Armor, Cher... il y aura peut-être bien une date près de chez vous !