À 28 ans seulement, le soulman californien rend un brillant hommage vintage aux pionniers du rock, notamment Buddy Holly

Il aurait vu la Vierge en entendant Van Morrison, alors leader de Them, chanter "Baby Please Don't Go". Depuis, Nick Waterhouse n’a cessé de regarder dans le rétro pour livrer l’une des plus excitantes et rutilantes versions du rhythm’n’blues contemporain.

Le retour vers le futur est garanti rubis sur l’ongle par ce Californien au look fifties, jeune poulain d’Innovative Leisure, le label d’Hanni El Khatib. Ses deux albums sous le coude, Nick Waterhouse jongle brillamment avec ses multiples influences soul et rock en provenance directe des années 50 et 60, comme son dernier opus, Holly (en référrence à Buddy Holly, évidemment). De Ray Charles à Mose Allison, le binoclard échappé d’American Graffiti ressuscite un certain âge d’or des grandes cités musicales que furent Detroit, Memphis et La Nouvelle-Orléans. Et si le son, la production et la voix sont bien là, ce sont surtout ses compositions qui raflent la mise pour en faire une des voix majeures de la soul actuelle.

Clip : Nick Waterhouse - Some place (album Time's All gone, 2013)

Distribution

  • Date 03 septembre 2014
  • Durée 1h 30min
  • Production Oléo Films
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