Gaelle Buswell prend son envol à Cognac Blues Passions

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/07/2017 à 16H36, publié le 07/07/2017 à 16H06
La deuxième soirée de Cognac Blues Passions était placée sous le signe de l'Americana.

La deuxième soirée de Cognac Blues Passions était placée sous le signe de l'Americana.

© Renaud Joubert / MAX PPP

Pour la deuxième soirée de Cognac Blues Passions, l'accent était mis sur les influences américaines. Gaelle Buswel, révélation française 2016 du festival a eu l'honneur de faire la première partie de -M-. Plus tôt dans la journée, le duo Alaska Gold Rush a prouvé qu'il était "le futur grand groupe belge" annoncé par les spécialistes.

Sur la grande scène du Blues Paradise, la Française Gaelle Buswell nous a fait revenir dans années 70  au pays du blues-country-rock . Entre titres en puissance et morceaux plus sensuels elle a pu faire étalage d'une large palette musicale. L'autre groupe à avoir fait sensation est Alaska Gold Rush. De l'avis de chacun, ces deux Belges ont troqué avec succès leur pelles et pioches de "chercheurs d'or", contre une batterie et une guitare. Ils démontrent qu'à deux ils sont capables d'enflammer la scène.

Reportage France 3 Poitou-Charentes F. Gibert / I. Hirsch / T. Chapuzot / L. Gautier / P. Simon / F. Cavan / M. Naudin / A. Liégard


La plus américaine des Françaises

Nous vous la présentions déjà en mars 2017 lors de la sortie de son troisième album. Quelques mois plus tard, Gaelle Buswel continue de vivre son rêve. Elle a enflammé la grande scène du Cognac Blues Passions en première partie de -M-. Un privilège dû à sa performance en 2016 à ce même festival. Elle avait en effet été récompensée du titre de "Révélation Française de Cognac Blues Passions"; un honneur qui permet à l'artiste concerné de faire la première partie d'une tête d'affiche. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, elle a reçu la même année le "Prix National France Blues" pour représenter la France au niveau Européen en 2017. 
Gaelle Buswel a fait la première partie de Matthieu Chedid.

Gaelle Buswel a fait la première partie de Matthieu Chedid.

© Adrien Pittore
Un succès à vitesse grand V. Elle a pris le micro depuis seulement six ans. Et c'est logiquement sur le continent américain qu'elle connait ses plus grands succès. Après la sortie de son deuxième album "Black to Blue", elle enchaine 500 concerts en Europe et deux tournées en Amérique du Nord. 
C'est un show plus qu'énergique que donne Gaelle Buswel. 

C'est un show plus qu'énergique que donne Gaelle Buswel. 

© Renaud Joubert / MAX PPP

Jusqu'à ce troisième album sorti en 2017 "New day's waiting", entièrement assumé par une campagne de financement participatif. Revenue de son retour aux sources, elle livre un album où les plaisirs varient. Avec une facilité déconcertante, elle alterne entre groove, funk, blues et rock. Toujours avec cette large palette vocale qui fait sa force. Parmi ses influences, on retrouve Bonnie Raitt, Joanne Shaw Taylor ou encore Janis Joplin. Évidemment la guitare est omniprésente avec son acolyte Michaal Benjelloun. Les deux compères aussi bien sur le disque que sur scène, se déchainent et multiplient les échanges. 

Un cadeau inattendu

Ses fans savent aussi rendre l'appareil de la générosité que déploie Gaelle sur scène. Le projet un peu fou d'un tonnelier local a été de transformer des douelles de fût de cognac en guitare. La rencontre entre Gildas Vaugrenard, un luthier passionné, et Thierry Doreau a fait naitre l'idée. S'en suivent de longs mois de travail pour concevoir un instrument unique que Gaelle a immédiatement testé pour son concert. 

Gildas Vaugrenard (à gauche) a fabriqué avec Thierry Doreau (à droite) la guitare du concert de Gaelle Buswel.

Gildas Vaugrenard (à gauche) a fabriqué avec Thierry Doreau (à droite) la guitare du concert de Gaelle Buswel.

© Renaud Joubert / MAX PPP

Les chercheurs deviennent musicien

Moins connus, tout aussi amoureux des États-Unis. Ils sont belges. Le duo Alaska Gold Rush ne cherche plus les pépites d'or. Ils se contentent de faire rugir leur guitare et leur batterie. Les baguettes d'Alexandre De Bueger et  la voix et la guitare de Renaud Ledru inviternt le public au voyage.  

Alaska Gold Rush n'a été fondé qu'en 2012 mais il a déjà remporté de nombreuses distinctions.

Alaska Gold Rush n'a été fondé qu'en 2012 mais il a déjà remporté de nombreuses distinctions.

© France 3 / Culturebox

Les deux amis enchainent les concerts et les EP depuis la formation du groupe fin 2012. Leur premier disque "Pilot Village Midnight" est une réussite. Il leur permet de décrocher plusieurs premières parties d'artistes reconnus, les conduisant alors jusqu'aux Nuits du Botanique (Bruxelles). 2014 est l'année clé du duo puisqu'ils remportent coup sur coup le tremplin Verdur Rock et le Concours Circuit. La presse belge commence à s'intéresser au phénomène, leur prédisant rapidement de devenir "le futur grand groupe belge". 

Renaud et Alexandre viennent tous deux d'univers différents, ce qui permet à leur musique d'incorporer plusieurs influences appréciables. Cependant, ils se retrouvent autour du "folk rock inspiré des États-Unis". Au rayon inspirations, le duo est à la croisée des chemins entre Pete Doherty, Jake Bugg avec parfois quelques ambiances qui rappellent les Foo Fighters.