David Linx : concert à Paris pour le fascinant chanteur de jazz (novembre 2011)

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 25/11/2011 à 10H42
David Linx au festival de jazz de Marciac en août 2006

David Linx au festival de jazz de Marciac en août 2006

© MaxPPP / Photo PQR / La Dépêche du Midi / Michel Viala

L’Europe du jazz compte bien peu de voix masculines francophones. Bruxellois de naissance, Parisien d’adoption, David Linx, 46 ans – dont 27 ans de carrière, est l’un de leurs rares représentants. Le vocaliste belge sort un nouveau disque avec le batteur André Ceccarelli, «Rock my boat». Il le présente vendredi soir, 25 novembre 2011, au New Morning.

Silhouette ultra fine et élancée, visage et mouvements du corps venus d’ailleurs, quand il est sur scène, il fascine autant par l'extrême souplesse vocale que par la gestuelle.

David Linx revient aujourd’hui avec un nouvel album swingant à souhait, «Rock my boat», à l’image de sa chanson-titre. Il a enregistré ce CD, riche de douze chansons originales essentiellement en anglais, avec André Ceccarelli, l’un des batteurs français les plus demandés, et l’organiste et chanteuse américaine Rhoda Scott.

Parmi les invités : le musicien brésilien Lenine
Le trio a invité plusieurs autres artistes, dont le chanteur-guitariste brésilien Lenine, présent sur le mélancolique «Letter to my son/Aos nossos filhos», un beau titre où cohabitent l'anglais et le portugais. Cet album éclectique, jazzy et groovy («Foolkiller», «Just give me time», «Even make it up»), lorgne parfois vers le blues et le rhythm’n blues. Il contient aussi quelques ballades délicieusement mélodieuses («Childhood», «Where river joins», «A quiet place») et une curiosité entre slam et chant, «Yesternow»… Le tout pour un résultat efficace et agréable, que l’on a bien envie de redécouvrir en «live».

Explorateur hors norme
En environ dix-huit albums en (co)soliste, et autant de collaborations, David Linx a démontré qu’il était un explorateur hors norme, ouvert sur toutes les innovations, mais aussi sur diverses langues et cultures, allant du monde arabe au Brésil, de la chanson française à Ella Fitzgerald. Fin septembre à Nice, il a reçu une Victoire du Jazz pour le très beau disque qu’il a enregistré en duo en 2010 avec la chanteuse portugaise Maria João, «Follow the songlines».

Après la soirée «Rock my boat» vendredi au New Morning, David Linx se produit également à Antony (Hauts-de-Seine), en banlieue parisienne, dimanche 27 novembre, pour le dernier jour du festival Place au Jazz. Il sera cette fois l’invité d’André Ceccarelli pour un concert-hommage à Claude Nougaro.

L'album "Rock my boat" de David Linx

L'album "Rock my boat" de David Linx

© Naïve

David Linx, Rhoda Scott, André Ceccarelli en concert à Paris, au New Morning
Invités : Sergio Krakowski (pandeiro), Manu Codjia (guitare)
Paris, New Morning, vendredi 25 novembre 2011, 21h00
7 & 9, rue des Petites-Ecuries, Paris 10e
Tél. : 01 45 23 51 41
 

David Linx, invité du trio André Ceccarelli à Antony
Avec Pierre-Alain Goualch (piano), Diego Imbert (contrebasse)
Concert «Le coq et la pendule», hommage à Claude Nougaro
Auditorium Paul Arma, 16h00
Conservatoire Darius-Milhaud
140, avenue de la Division-Leclerc
92160 Antony
Service culturel : 01 40 96 72 82
Ou billetterie automatique
 

* « Follow the songlines », David Linx (voix), Maria João (voix), Diederik Wissels (piano), Mario Laginha (piano), chez Naïve (septembre 2010)

** « Rock my boat », sorti chez Naïve (20 octobre 2011). Avec David Linx (voix), Rhoda Scott (orgue Hammond), André Ceccarelli (batterie), Lenine (chant), Nguyên Lê (guitares), Paolo Fresu (bugle), Julien Lourau (saxophones ténor et soprano), Steve Houben (flûte et saxophone alto), Sergio Krakowski (pandeiro - un petit tambourin brésilien), Tejan Karefa (vocaux), Christophe Walemme (basse), Guy Barcena (chœurs), Laurent Cugny aux arrangements des cuivres : Claude Egéa (trompette), Daniel Zimmermann (trombone), Pierre-Olivier Govin (saxophones alto et baryton)