Coup d'envoi du 57e festival "Jazz à Juan", fidèle à la tradition

Par @Culturebox
Publié le 18/07/2017 à 17H58
Airelle Besson, trompetiste du French Quarter

Airelle Besson, trompetiste du French Quarter

© France 3 / Culturebox

Coup d'envoi de la 57e édition du festival "Jazz à Juan". Pour cet événement international, les artistes reconnus se partagent la vedette avec ceux qui incarnent la nouvelle vague du jazz. Mais la tradition est préservée. Le festival de Juan, qui a été le premier du genre en France, reste fidèle aux fondamentaux.

"Si je n'étais pas passé par Antibes, Montreux n'existerait pas". Quand Claude Nobs parle de son festival en Suisse, c'est toujours avec une pointe d'émotion. Lorsqu'en 1960 se tenait la première édition de Jazz à Juan, il ne pensait probablement pas que le festival deviendrait l'un des évènements dédiés au jazz les plus connus au monde. Une révolution pour un festival qui voulait rendre accessible cette musique au plus grand nombre, tout en restant ouvert à différentes les sensibilités artistiques. Pour la 57e édition qui a débuté  le 15 juillet, la programmation s'est ouverte avec une figure de la nouvelle vague Airelle Besson.

Reportage France 3 Côte d'Azur M. Plouchart / F. Cerulli / S. Lemaire

Une musique accessible

A coté des grosses pointures comme James Andrews, venu tout droit de Louisiane, le festival  fait aussi la part-belle à la modernité en représentant les nouveaux courants du jazz. Parmi ces artistes, quelques français et françaises bataillent pour faire leur place.

C'est un festival mythique, qu'on connait tous depuis qu'on est petit. La première fois que j'étais venue ici, c'était en temps qu'auditrice.

Airelle Besson, trompétiste du French Quarter

"Jazz à Juan" édition 2017, c'est avant tout une programmation qui veut changer l'image élitiste que le jazz possède encore. La grande scène de la Pinède accueillera des stars internationales comme Sting ce jeudi 20 juillet, mais aussi Archi Sheep "le grand chancelier du jazz" le lendemain. Jamie Cullum viendra lui aussi enflammer le plateau après un passage remarqué à Jazz à Vienne deux semaines plus tôt.
Jamie Cullum à Jazz à Vienne édition 2017

Jamie Cullum à Jazz à Vienne édition 2017

© Michel Thomas / MAX PPP

Un festival reconnu 

Parce qu'il a été le premier festival dédié au jazz, l'évènement conserve un immense rayonnement dans le milieu, ce qui peut d'ailleurs être source de pression pour les musiciens.

Certains demandent qui a joué sur cette scène avant eux. Et quand on leur dit, parfois ils refusent de jouer.

Philippe Baute, directeur de Jazz à Juan
Herbie Hancock est présent en 2015

Herbie Hancock est présent en 2015

© Patrick Clemente / MAX PPP
Cible des critiques en 1960, Jean-Luc Ponty est aujourd'hui de retour sur scène, 50 ans après les articles mitigés voire négatifs, écrits à l'époque là. L'inventeur du violon moderne sera accompagné de deux autres grandes figures : Biréli Lagrène et sa musique très métissée, et Kyle Eastwood, le fils de Clint, qui officie à la contrebasse. Résolument axé sur le swing acoustique, le trio n'hésite pas à mêler des influences plus groovy. 
Jean-Luc Ponty est de retour à Juan-les-pins.

Jean-Luc Ponty est de retour à Juan-les-pins.

© Landov / MAXPPP
Entre les nombreux concerts gratuits et les activités proposées autour de la scène principale du jardin de la Pinède, ce sont plus de 30 000 spectateurs qui sont attendus du côté de Juan-les-pins. Le festival prendra fin le 23 juillet avec sa soirée gospel, un rendez-vous incontournable. C'est le groupe "Blind Boys of Alabama", dont trois chanteurs sont non-voyants, qui clôturera  le festival.