Buddy Guy, Taj Mahal, John Mayall : vague de papys blues sur l'Olympia

Par @Culturebox
Publié le 05/07/2016 à 18H28
Buddy Guy en septembre 2015 à Las Vegas

Buddy Guy en septembre 2015 à Las Vegas

© MediaPunch/REX Shutters/SIPA

Le blues est toujours bien vivant : Buddy Guy, à bientôt 80 ans, Taj Mahal, 74 ans, et John Mayall, 82 ans, trois grands noms de la "musique du diable", vont se succéder sur la scène de l'Olympia, à Paris.

Depuis le décès de B.B. King l'année dernière, le guitariste-chanteur Buddy Guy, à l'affiche du music-hall parisien jeudi, peut revendiquer le titre de plus grande légende vivante du blues. Naissance dans le "deep south" à Lettsworth, une bourgade de Louisiane au bord du Mississippi, apprentissage musical à l'enfance sur une guitare de fortune, découverte à l'adolescence du blues dans les clubs de Bâton Rouge, la capitale de l'Etat, puis départ en 1957 pour Chicago...

Avec sa forte communauté de travailleurs noirs venus dans le nord industriel depuis la fin des années 1930, en quête de travail, "Windy City" est alors capitale du blues urbain. Buddy Guy s'y fraye un chemin. Il a formé dans les années 60 et 70 un duo réputé de Chicago Blues avec l'harmoniste Junior Wells.
Plusieurs disques de ce brillant musicien à la guitare blanche à pois noirs doivent figurer dans la discothèque de tout amateur de blues: "A man and the blues" (1968), "Buddy Guy and Junior Wells play the blues" (1972), co-produit par Eric Clapton, et "Sweet Tea" (2001), un disque hanté enregistré dans un home studio installé dans une bicoque en bois du Mississippi.

Deux jours, plus tard, samedi, l'Olympia accueillera cette fois Taj Mahal, de son vrai nom Henry Saint-Clair Fredericks, né à New York en 1942. Très tôt éveillé au blues, et à d'autres musiques grâce notamment à un père pianiste et arrangeur de jazz, il forme son premier groupe en 1964 à Los Angeles en compagnie d'un certain Ry Cooder, autre explorateur des musiques du terroir américain. Le blues de ce multi-instrumentiste (mandoline, dobro, banjo, diverses guitares et flûtes) est subtil et original. Il emprunte aux musiques des Caraïbes, d'Hawaï, d'Afrique, de la Nouvelle-Orléans. 

John Mayall est, lui, un produit de la filière anglaise. Il a découvert le blues dans le Londres du début des années 60. A l'époque, son groupe, les Bluesbreakers, dont Eric Clapton a fait partie, est une référence. Etonnant de vitalité, le guitariste-chanteur-harmoniciste-organiste, qui vit dans le désert californien depuis la fin des années 60, sera le 10 mars 2017 à l'Olympia. Etonnant de vitalité, ce fringant octogénaire avait enflammé cette même salle en octobre dernier grâce à un blues percutant, ultra-efficace, et un groupe soudé où s'illustrent le guitariste Rocky Athas et le bassiste Greg Rzab, ex-musicien de... Buddy Guy.

DU BLUES A L'OLYMPIA

  • Buddy Guy, le jeudi 7 juillet 2016
  • Taj Mahal, le samedi 9 juillet 2016
  • John Mayall, le 10 mars 2017