BadBadNotGood : le grand écart réussi entre jazz et hip-hop sur leur nouvel album "IV"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/07/2016 à 19H48, publié le 06/07/2016 à 18H58
Le quatuor canadien BadBadNotGood sort son cinquième album "IV" ce vendredi. 

Le quatuor canadien BadBadNotGood sort son cinquième album "IV" ce vendredi. 

© Siofra McComb (TOH)

Après un album orienté rap en 2015, les canadiens BadBadNotGood reviennent davantage au jazz avec "IV", dans les bacs ce vendredi. Pour étoffer ses mélodies, le groupe a recruté un saxophoniste. Il a aussi collaboré avec des artistes éclectiques, tels Colin Stetson et Mick Jenkins.

BadBadNotGood – BBNG pour les intimes – avait laissé un album de rap teinté de jazz en 2015. Pour les douze titres de "Sour Soul", le groupe originaire de Toronto avait collaboré avec Ghostface Killah, membre du Wu-Tang Clan. Leur album "IV", qui sort ce vendredi, est le cinquième en six ans. La formation prolifique y renoue davantage avec le jazz, sans délaisser son premier amour : le hip-hop.

De Tupac à Art Blakey

Le titre "Hyssop Of Love", en duo avec Mick Jenkins, rappelle l'univers de Tupac et consorts dans les années 90. Une nouvelle collaboration de marque pour ces jazzmen adulés par une poignée de rappeurs US. En 2011, BBNG s'était fait connaître en se faisant la main sur des standards du hip-hop – de "Bastard" de Odd Future à "Flashing Lights" de Kanye West. Depuis, ils ont accompagné Frank Ocean sur scène et Tyler, The Creator s'est invité dans leurs jam sessions pour jouer son titre "Orange Juice".

BBNG emprunte au hip-hop des basses omniprésentes ("Speaking Gently") et des tempos lourds ("And That, Too."). De quoi permettre au dernier venu, Leland Whitty, de donner libre cours à ses improvisations sur des morceaux plus jazz. Sur le titre éponyme "IV", le saxophoniste rivalise avec une ligne de batterie énergique à la Art Blakey. Il est accompagné de son confrère déjanté, Colin Stetson, sur "Confessions Pt II".

Deux collaborations soul

Pour compléter ses expérimentations jazz et hip-hop, le quatuor s'offre un crochet par la soul. Sur "Time Moves Slow", BBNG est rejoint par la voix suave de Sam Herring, le chanteur des Future Islands. Les quatre garçons ont aussi fait appel à Charlotte Day Wilson pour l'élégant "In Your Eyes".


Revoir le concert de BadBadNotGood au Sónar de Barcelone