Avec le collectif Dyade, le mot équitable se décline en musique

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 06/06/2009 à 11H24
Avec le collectif Dyade, le mot équitable se décline en musique

Avec le collectif Dyade, le mot équitable se décline en musique

© Culturebox

Rencontre avec les trois musiciens grenoblois du groupe Kerkennah qui travaille avec le collectif Dyade Art et Développement. Ce collectif, créé en 2000, rassemble des artistes et des techniciens qui sont aussi des militants sociaux. Pour eux, la musique et les arts en général se doivent d'être solidaires. Le collectif travaille entre autre avec des ONG marocaines et catalanes.

Depuis neuf ans, ce collectif propose de la musique équitable. Comment cela se traduit-il dans les faits? Ce sont par exemple des enregistrements, réalisés directement sur place, avec des artistes marocains. Ils sont ensuite distribués dans des boutiques de commerce équitable en France. Le collectif propose aussi un soutien pour faire tourner les artistes en concert. A chaque fois, Dyad s'assure que les retombées économiques profitent à la communauté. Pour Nizar Baraket (co-fondateur de Dyade et musicien), c'est une façon de valoriser la création musicale dans la vie locale et de montrer qu'elle peut profiter à tous. En créant ce collectif, les artistes ont constitué leur propre outil de travail. Une démarche qui leur permet d'être maîtres de leur production, en évitant l'emprise des majors de l'industrie du disque. Elle a même conduit à l'élaboration d'une charte Musique Ethique avec le label associatif Fairplaylist. Parmi les projets des ces artistes militants : la mise en place d'une garantie Musique Ethique en 2010. Comme le logo AB qui certifie les produits issus de l'agriculture biologique, elle garantirait des conditions de production respectueuses de l'équité et de la dignité des artistes. Vivement 2010 !