"Dalida" sur grand écran : rencontre avec Orlando, le "gardien de la mémoire"

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/01/2017 à 19H32, publié le 12/01/2017 à 11H27
Orlando et le film "Dalida"

Orlando et le film "Dalida"

© Capture d'écran France 3/Culturebox

Trente ans après sa disparition (le 5 Mai 1987), Dalida n'en finit pas de vivre dans le souvenir de ses fans dont le nombre se renouvelle régulièrement. Et de revivre à l'envi grâce à son frère cadet, Bruno Gigliotti dit Orlando. Nous l'avons rencontré à l'Olympia, dans la loge reconstituée de sa soeur, à l'occasion des entretiens organisés pour la promotion du film "Dalida".

Le biopic réalisé par Lisa Azuelos, elle même fille d'une excellente chanteuse, Marie Laforêt, raconte une artiste plutôt rayonnante mais une femme au coeur douloureux auquel un public de plus en plus large a eu tôt fait de s'identifier.

Orlando, le toujours producteur et désormais gardien de la mémoire, a été associé au scénario et aux dialogues du film, moins pour en contrôler le contenu que pour s'assurer du regard porté par la cinéaste sur sa soeur, une femme libre et moderne dans une époque qui ne l'était pas encore.

Dans la dernière partie de son parcours, les chansons de Dalida témoignaient de sa vie tumultueuse traversée de joies et de drames tandis que Yolanda Gigliotti cherchait en vain l'amour absolu et qu'elle souffrait d'un désir de maternité jamais assouvi.

Avec ce nouveau film, Orlando, pour qui la marque Dalida constitue la raison de vivre, continue d'oeuvrer pour la pérennité de sa soeur.

- "Dalida a eu une vie qui ressemblait à un opéra, et comme les opéras souvent, elle a fini tragiquement. Mais je veux qu'à chaque film ou documentaire sur elle, on apprenne quelque chose. Même si personne, pas même moi, ne saura tout ce qu'elle a emporté avec elle.
- Qu'est-ce qui a manqué à Yolanda pour être heureuse ?
- L'amour tout simple, trouver un homme qui l'aurait aimée pour elle même et pas parce qu'elle était Dalida. Elle voulait être Dalida sur la scène et Yolanda dans le quotidien, avec un mari et un enfant..."

De son vivant, elle était devenue une légende, elle demeure un mythe depuis sa disparition. Si l'artiste a pu gérer sa carrière, la gloire n'a jamais effacé les blessures intimes de la femme. Dans une chanson prémonitoire, elle annonçait vouloir s'en aller "à sa manière", comme elle avait vécu. 

En choisissant sa sortie, Yolanda se sacrifiait sans doute pour que Dalida vive dans la mémoire d'un public qui a pour elle, aujourd'hui encore, le visage de l'amour.


Sur les écrans le 11 Janvier :  "Dalida" de Lisa Azuelos, avec Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle.

Au Palais des Congrès à partir du 12 Janvier avant une tournée en province : "Hit Parade", Dalida en hologramme avec Sacha Distel, Claude François et Mike Brant.

Au Palais Galliera jusqu'au 13 Août 2017 : exposition "la garde-robe de Dalida de la ville à la scène.