Les cofondateurs de Trust enterrent la hache de guerre: "On remet le couvert"

Par @Culturebox
Publié le 08/07/2016 à 14H38
Norbert Krief, au Zénith de Paris, le 18 novembre 2015.

Norbert Krief, au Zénith de Paris, le 18 novembre 2015.

© CITIZENSIDE / PAUL CHARBIT / AFP

Une tentative de réconciliation supplémentaire. Après plusieurs années de démêlés judiciaires, Trust souhaite se reformer pour fêter ses 40 ans. Selon le guitariste Norbert Krief, l'un des deux cofondateurs, le groupe de hard-rock pourrait faire une tournée dans des petites salles fin 2016.

"Antisocial", "Police Milice", "Marche ou crève"… autant de textes engagés qui ont marqué la carrière de Trust. Alors que le groupe avait débranché les guitares depuis son dernier album studio "13 à table" en 2008, Trust souhaite fêter les 40 ans du groupe en 2017. "On remet le couvert", a assuré le guitariste Norbert Krief, l'un des deux co-fondateurs du groupe de hard-rock dans une interview accordée au Parisien ce vendredi. "On s'est tapés dans la main, on a dit : "Banco, Trust, c'est reparti !", poursuit-il.

Contacté par l'AFP, celui qui se surnomme "Nono" dit vouloir partir en tournée fin 2016. "On a envie d'aller jouer dans de petites salles, où personne ne va jamais jouer", souligne le guitariste. De son côté, le chanteur Bernie Bonvoison, l'autre cofondateur de Trust, n'a pas souhaité confirmer ce retour.
 

Je t'aime, moi non plus

Fondé en 1977, Trust n'en est pas à sa première tentative de réconciliation. Le groupe de hard-rock s'était séparé une première fois en 1985. La vie de Trust a ensuite été rythmée par les rabibochages et les ruptures. En 2011, il avait fait faux bond au Hellfest avant de faire une tournée en France deux ans plus tard.

Depuis plusieurs années, les deux cofondateurs se disputaient l'usage de la "marque Trust". Après plusieurs jugements, ils ont signé un accord et décidé de se reformer, affirme Norbert Krief. "On avait chacun notre part de responsabilités dans tous ces malentendus. Mais on va tous les deux avoir 60 ans (en juillet), on a beaucoup de fans, on s'est dit qu'il fallait essayer de prendre du plaisir pendant quelques années", ajoute-t-il à l'AFP. "Et ce ne sont pas les Insus qui nous ont donné l'idée!", jure-t-il en référence au succès de la reformation de Téléphone.