AC/DC au Stade de France : toujours le feu sacré malgré les années

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/05/2015 à 16H00, publié le 24/05/2015 à 15H57
AC/DC au Stade de France le 23 mai.

AC/DC au Stade de France le 23 mai.

© MARTIN BUREAU / AFP

C'est un groupe sur lequel les années comme les modes ne semblent avoir aucune prise : AC/DC a électrisé samedi soir le 23 mai le Stade de France dans les pas de son guitariste Angus Young, toujours aussi agile avec sa Gibson, malgré ses 60 ans révolus. Prochain concert toujours au Stade de France, mardi prochain, le 26 mai.

Uniforme d'écolier

Il ne se livre certes plus à son fameux striptease de fin de concert, mais l'énergique Angus Young prend encore visiblement un plaisir fou à arpenter les scènes, vêtu de son éternel uniforme d'écolier, en alignant les solos abrasifs et virtuoses. Laissant peu à peu tomber la casquette, puis la veste et la cravate, il cavale, se cambre et sautille comme un gamin pour le plus grand plaisir des légions rugissantes de fans du célèbre groupe australien de hard-rock, et ce pendant les deux heures que dure le show.

De "Back in Black" à "Let There Be Rock" en passant pas "Thunderstruck" ou "Hells Bells", AC/DC revisite ses classiques, dans un concert sans temps mort, diablement efficace. Si les effets spéciaux sont évidemment de la partie, avec poupée gonflable en fond de scène, cloche géante et coups de canons aux rappels, le vrai clou du spectacle, chez AC/DC, reste bel et bien le rock et la Gibson SG, tantôt rouge, tantôt noire, d'Angus Young.

Le chanteur Brian Johnson, 67 ans, ne se ménage pas non plus, occupant le devant de la scène aux côtés de Angus pendant que les trois autres membres du groupe (guitare rythmique, basse, batterie) assurent sans fioriture le tempo derrière eux.

Quarante ans de carrière

Comme insensible aux modes et aux années, la machine AC/DC tourne à plein régime même si le groupe doit désormais se passer de son leader, Malcolm Young, guitariste et frère de Angus, soigné pour démence, et de son batteur Phil Rudd, sur la touche en raison de démêlés judiciaires en Nouvelle-Zélande.

Les vétérans australiens - quelque 200 millions de disques vendus en plus de 40 ans de carrière - revenaient en habitués au Stade de France où ils avaient déjà joué trois fois, en 2001, 2009 et 2010. Ils retrouveront la scène de Saint-Denis dès mardi pour le deuxième concert français de leur tournée mondiale démarrée début mai aux Pays-Bas.

Pour les fidèles, cette série de concerts est aussi l'occasion d'applaudir peut-être pour la dernière fois un groupe qui pourrait bien s'être lancé, sans le dire, dans sa dernière tournée. Après l'Europe jusqu'en juillet, AC/DC est attendu à partir du mois d'août en Amérique du nord puis chez lui, en Australie, en novembre. La tournée pourrait se prolonger en 2016.