[Interview] Neeskens : la voix chaude venue du froid

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/06/2015 à 09H27, publié le 05/06/2015 à 18H31
Interview de Neeskens

A l’occasion de la sortie de son premier album et de son clip « Where Bridges End », Neeskens s’est rendu à Lyon pour présenter ses nouveaux titres lors d’un concert au Ninkasi Kao, le jeudi 4 juin. Dans la vie comme sur la scène, il se montre romantique et drôle.

Le jeune musicien autodidacte évolue dans un univers pop-folk influencé par Jeff Buckley, Coldplay et Radiohead. Ses chansons sont écrites en anglais et en hollandais, à l’image des origines de cet artiste bilingue né aux Pays-Bas, qui a vécu au Québec et vit aujourd’hui à Annecy.

Depuis un an, il s'est entouré de deux amis musiciens pour accompagner sa voix douce et poignante. Ses textes nous parlent d’amour et de nature.

Quels ont été vos débuts dans la musique ? 

Neeskens : La musique est venue très naturellement. J’ai toujours fais de la musique étant petit, ça chantait beaucoup chez moi, et ma mère était professeur de piano. J’ai très vite voulu faire des concerts, c’était une évidence. Et même encore aujourd’hui, je fais de la musique de façon très naturelle.

Peut-on considérer que The Voice a lancé votre carrière ?

The Voice était une étape parmi les autres. Un gain de temps parce que rapidement on touche beaucoup de gens. Mais même en faisant une émission comme celle-là, vivre de sa passion est difficile..

Parlez-nous de votre nouveau clip "Where Bridges End"...

Dans ce clip, je parle des lieux où on va pour se ressourcer après une rupture, que ce soit parce qu'on a perdu quelqu'un ou quitté quelqu'un. J'ai eu l'opportunité de faire ce clip avec des amis qui font de la vidéo. On a voulu faire des belles images, vivre un truc entre copains. On est allé dans des beaux endroits, à la montagne et à l'océan. C'est tout simplement de belles images sur, je trouve, une belle chanson. 

Nouveau clip de la chanson "where bidges end" de Neeskens
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Quels souvenirs vous ont le plus marqué sur scène ? 

Deux choses m’ont particulièrement marqué. J’ai fais une tournée avec Vincent James McMorrow, en Hollande. C’était un moment où j’étais au "creux de la vague", et il m’a proposé quelques dates en Hollande, dans des salles superbes. Et récemment à Annecy, au Brise Glace, Mark Berube est monté sur scène avec nous. Moi qui suis plutôt anxieux et timide sur scène, j’ai vécu un réel moment de partage et je me suis vraiment lâché. 

Vous préférez jouer devant le public hollandais ou français ? 

Avant, j’aurais répondu le public hollandais, parce qu’ils sont beaucoup plus attentifs, et à la fois plus rock’n'roll, donc plus spontanés et moins cérébraux. Mais je me rends compte ces derniers temps que les Français sont très enthousiastes. Maintenant je sais me détacher des jugements.

Neeskens en concert au Nikasi Kao, le jeudi 4 Juin 2015

Neeskens en concert au Nikasi Kao, le jeudi 4 Juin 2015


Faites-vous des reprises sur scène ? 

Oui, "Wicked Game" de Chris Isaak par exemple. Mais j’aime surtout beaucoup composer sur scène, je l’ai fait à chaque fin de concert ces derniers temps, et je vais surement le faire ce soir. C’est comme être dans un tunnel, avec la contrainte de faire une vraie chanson, sans faire n’importe quoi non plus. C’est le meilleur endroit pour faire une composition parce qu’en temps réel, tu te rends compte de l’impact de ce que tu fais. Même si c’est parfois casse-gueule.
 
Quelle est la question à laquelle vous n’aimez pas répondre ? 

Je ne sais jamais quoi répondre à la question "quelles sont vos inspirations ?", parce que moi-même je ne sais pas la réponse. On est influencé par tout ce qui nous entoure, ce qu’on vit, ce qu’on mange. Et l’inspiration entraine une introspection qui peut être flippante. Je me préfère dans la vie de tous les jours, hors musique. Je me considère plus "normal" sans instrument, parce que je suis un peu torturé avec. La musique c’est tellement un truc qui vient vers moi, et que je dois faire. Mais en même temps j’en ai besoin.
 
Qu’est ce qu’un bon concert ? 

L’essentiel c’est ce qu’on donne, qu’on soit content de ce qu’on fait, au moins dans l’engagement. Il faut avoir l’impression qu’on va au bout, il faut être honnête. Ca se passe à la fois entre les musiciens, et dans le regard des spectateurs qui ont les yeux qui sourient.

Désormais, Neeskens s'entoure de deux autres musiciens sur scène

Désormais, Neeskens s'entoure de deux autres musiciens sur scène


"Neeskens" - Album CD (Le song Factory)
Date des prochains concert: 5 juin  (Chambéry), 20 juin (Evian-les-Bains), 21 juin (Paris), 17 juillet (Longwy), 18 juillet  (Montauban), 23 juillet  (Grenoble), 7 août  (Poitiers), 8 août (La Voulte), 9 août  (Les Carroz-d'Arâches), 25 août (Aix-les-Bains)