Placebo, Korn ou Prodigy au Sziget : 400 concerts sur l'île de la Liberté

Par @Culturebox
Publié le 20/08/2014 à 16H11
Jonathan Davis (Korn)

Jonathan Davis (Korn)

© EPA/BALAZS MOHAI HUNGARY OUT

A peine clôturée la 21e édition du Sziget Festival, la petite île de Obuda peut retrouver sa quiétude. Ce caillou budapestois, jeté dans le Danube, a rugi à son habitude, sortant de sa torpeur estivale pour se couvrir d’une forêt de tentes et accueillir la nuée de festivaliers alléchés par une affiche tout en rock, électro et pop.

Cette édition aura accueilli près de 400 000 personnes venues du monde entier, ce qui conforte le Sziget dans sa réputation d’un des meilleurs festivals d’Europe.

Pour la première fois de son histoire, le Sziget avait même écoulé tous les Pass’ avant sa soirée inaugurale.

Prodigy, Madness et Stromae

Porté par des grands noms de la scène internationale notamment anglaise, le festival a su drainer ce large public venu devant la grande scène écouter Placebo, les punks électro de Prodigy ou reprendre en chœur les tubes des quinquas -toujours au top- de Madness.

Temps fort du festival les Imagine Dragons, une des dernières bonnes surprises américaines de l’année. Quant aux rappeurs américains d’Outkast sortis d’une décennie bien silencieuse, ils ont su chauffer le public à point avant la mise à feu ultime déclenchée par Calvin Harris.

Les francophones toujours nombreux à venir s’enflammer sur les bords du Danube auront pu eux applaudir Stromae. Au détour d’un concert, les punks américains de NO FX ont rendu hommage au public français en reprenant dans une version décoiffante « Les Champs Elysées » de Joe Dassin.

Autre présence de la scène francophone : Kavinsky ou le Dj Quentin Mosimann

Condensé éclectique 

L’espace d’une semaine, l’île d’Obuda, rebaptisée « l’île de la liberté », laisse aussi la place à la découverte : scène irlandaise, blues, musique du monde… Le Sziget n’a pas son pareil pour composer sur ses différentes scènes, un condensé éclectique et propice aux voyages de la Nouvelle Orléans avec la remarquable Sharrie Williams et ses Wise Guys, à la Roumanie avec la Fanfare Transylvannia.

Contrat respecté pour le Sziget, sept jours de fête et de musique dans une atmosphère conviviale et détendue, marque de fabrique de l’évènement. Difficile de s’ennuyer dans cette île transformée en un gigantesque parc d’attractions. On n’a pas tous les jours 20 ans, le Sziget est entré dans l’âge adulte mais il garde toute sa pêche.