"Il a mangé sa batterie !" Le Beatbox au coeur d'un festival à Dijon

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/04/2013 à 14H35, publié le 03/04/2013 à 14H30
Fat Kab "l'homme-batterie"

Fat Kab "l'homme-batterie"

© France 3/ Culturebox

Fat Kab, Norbert et Sébastien, trois Dijonnais amoureux de la musique, forment un groupe pour le moins atypique. L'un joue du vibraphone , l'autre de la contrebasse et Fat Kab est ... une batterie humaine. Cette discipline assez méconnue en France et nécessitant une grande rigueur sera à l'honneur lors du 6e festival Human Beatbox de Dijon du 4 au 7 avril. Montez le son. Ça va dépoter.

Réalisation : M. Picoche, C. Gaillard, G. Parnalland, L. Feuillebois
Origines

Le beatboxing a des origines très anciennes. On trouve l'idée de "percussion humaine" dans des musiques traditionnelles indiennes de plus de 700 ans, dans le Kouji chinois ou encore dans certaines traditions africaines où le performeur utilise les techniques d'inspiration et d'expiration pour produire des sons avec son corps. Depuis les années 80, principalement aux USA, le beatboxing a commencé à se généraliser et à s'intégrer à la musique jazz et hip-hop. Mais la France a aussi fait ses émules, comme les "Fabulous Trobadors", qui ont eu leur heure de gloire dans les eighties ou les "Saïan Supa Crew" à la fin des années 90 qui ont su intégrer le beatbox au coeur de leur musique.  

The human voice à la conquête du monde

La discipline a explosé avec le passage à l'an 2000 et la possibilité offerte à de nouveaux talents de se faire connaître grâce à internet a considérablement boosté le nombre d'adeptes de cette forme unique de musique corporelle. Devant cet engouement généralisé, un championnat de France itinérant a été créé en 2006 et la ville de Dijon a décidé d'offir au human beatboxing un festival qui attire chaque année plus de curieux. Il faut dire que les messieurs (ou dames) capables de reproduire avec leur simple voix l'équivalent sonore de plusieurs instruments en même temps, on en voit pas à tous les coins de rues. Soit dit en passant, rien ne vous empêche d'essayer chez vous, à condition de prévenir les voisins.
Aujourd'hui, on ne peut plus voir les beatboxers comme de simples performeurs "générateurs de bruit". Le beatbox a gagné ses lettres de noblesses et ses adeptes ont montré qu'ils étaient des artistes à part entière. Nos trois sympathiques dijonnais n'en sont plus à leur galop d'essai et comptent bien faire forte impression dans une manifestation qui réunit chaque année la crême des beatboxers internationaux. Entre électro, pop, blues et multiples impros, le Festival Human Beatbox 2013 s'annonce plus que jamais comme l'évènement à ne pas manquer. Fat Kab, dont le nom sonne comme un hommage aux "Fat Boys" (principaux acteurs de la popularisation du mouvement en 1980), peut compter sur ses deux compères pour mêler son art à une base musicale solide. Un seul mot d'ordre : le partage. Coopérations entre groupes, rythme trépidant et osmose avec le public seront bien sur au rendez-vous. 
La bande annonce du 6e Festival Human Beatbox
Plus d'infos sur http://www.humanbeatboxfestival.com